De la nécessité du chialage
Samedi, dans le Guardian, Oliver Burkeman consacrait sa chronique hebdomadaire à A Complaint-Free World, un mouvement lancé par un pasteur américain et dont l'idée générale est de cesser de se plaindre, dans la vie. Ça semble un peu gnangnan sur les bords, mais bon, il y a des choses intéressantes là-dedans, et j'ai même vaguement envisagé la possibilité d'essayer leur défi 21-jours-sans-chialer. Peut-être que je pourrais y arriver?
Puis tout à l'heure, j'ouvre la radio. À quoi Maisonneuve consacre-t-il sa tribune téléphonique? À quel sujet cette émission qui aspire à couvrir «les événements les plus chauds de l’actualité québécoise, nationale et internationale, les questions qui mobilisent l’attention et les enjeux de société qui se multiplient dans un monde en pleine transformation» juge-t-elle nécessaire de s'attarder, aujourd'hui? Rencontre de Bali? Corruption de la classe politique? Réforme de la loi fédérale sur le droit d'auteur? Pourparlers israëlo-palestiniens? Stérilité intellectuelle et morale du Parti libéral du Canada? Non: la fête de Noël. Avec des questions fondamentales comme «Combien ça coûte, un beau gros sapin?» et «Est-ce qu'il est trop tôt pour envoyer nos cartes de Noël?».
Misère. Je dirais même: calice...
Je pense que je ne suis pas prêt pour un monde sans chialage.




Dans un 
