«Harper campaigned on a promise of fixed election dates. He passed a law setting a fixed election date — Oct. 29, 2009. That's a nice date, isn't it? Specific. Concrete. Fixed. In Victoria during the last campaign, he said fixed election dates "prevent governments from calling snap elections for short-term political advantage." He said they "stop leaders from trying to manipulate the calendar."
When the bill was passed, the Government House leader, Peter Van Loan, celebrated: "Never again will the government of the day be able to play around with the date of an election for its own crass political motives."
Now here's the Prime Minister, and what's he doing? Manipulating the calendar! Why's he doing it? For short-term political advantage!
Whose motives was the government pursuing? Its own! And what kind of motives are they? Crass!
But it's not as though there's a law against that.
What's that?
There is? Well. Truth be told — and it might as well be, if only for novelty's sake — the Prime Minister is a mite sheepish about all this, although not sheepish enough to . . . you know . . . keep his word.»
1) Devant le revirement de veste éclair de Philippe Couillard:
L'ancien ministre québécois de la Santé, un temps pressenti pour succéder à Jean Charest à la tête du Parti libéral, a confirmé lundi qu'il se joignait à Persistence Capital Partners (PCP), un fonds privé d'investissement consacré aux soins de santé.
Comme vous le savez sans doute si vous habitez à Montréal, Anne Lagacé Dowson, mon adversaire/alliée du Combat des livres, a quitté son poste à la CBC pour tenter sa chance comme candidate NPD pour l'élection partielle dans Westmount-Ville-Marie. C'est un défi de taille dans ce comté qui vote libéral depuis 40 ans, mais Anne et le NPD sont confiants de pouvoir répéter l'exploit qu'a été l'élection de Thomas Mulcair dans Outremont, l'an dernier.
Aujourd'hui, Cory Doctorow –– co-rédacteur en chef de Boing Boing et spécialiste des questions de propriété intellectuelle à l'ère numérique -- donne son appui à Anne Lagacé Dowson, en se basant sur les qualités personnelles d'Anne ainsi que la position du NPD en ce qui a trait aux questions numériques.
Dowson pointed out that the NDP is the only federal Canadian party with a dedicated digital affairs critic: the always-sharp Charlie Angus, a former punk musician late of the band L'Etranger, who I used to see headlining punk shows when I was a teenager. Angus and the NDP have led the political criticism of the Tory Bill 61, a Canadian version of America's Digital Millennium Copyright Act, a copyright bill that was drafted in secret, without input from Canadian stakeholders, including coalitions of Canadian creators and music labels.
The NDP has also led the pack on criticising the Anti-Counterfeiting Trade Agreement, another secretly negotiated proposal, this time for a global treaty on copyright that would dramatically increase the search, seizure and surveillance obligations to Canada and other signatories, forcing them to spy on everyday individuals to protect the profits of a few giant record companies.
Dowson also endorsed the NDP's activism on net neutrality -- Canada's major ISPs, Bell and Rogers, have led the world's Internet companies in a race to the bottom, imposing secret caps, spying on users, blocking protocols, and even blocking downstream ISPs' customers (so that ISPs that buy their backhaul from Bell are subject to the same filtering as Bell's own retail customers).
J’écoutais tout à l’heure les Années lumières, l’émission
scientifique de Radio-Canada. On y présentait entre autres un reportage sur les
jeux vidéos spécialement conçus pour «arrêter de fumer, brûler des calories, suer, maigrir, apprendre à se nourrir et, pourquoi pas, prendre un peu de muscle, le tout en s’amusant».
Encore une fois, c’est la technologie qui va venir nous
sauver, croyons-nous. La responsabilisation individuelle? Les changements d’habitudes et de façons de faire? Pas besoin, quand la science est là pour
voler à notre aide. Nous, individus hypermodernes, avons une confiance infinie
en la technologie pour prendre en charge tous les maux de l’expérience humaine.
Dans les deux cas, c’est la technologie (couplée à la
technocratie, dans le cas du plan libéral) qui est perçue comme la solution à
tous nos problèmes. La planète ne peut subvenir à nos besoins? Notre désir
d’une croissance économique illimitée n’est pas compatible avec les ressources
terrestres, qui elles sont on ne peut plus limitées? Pas grave : la
technologie va nous permettre de trouver une solution.
Mais c’est une illusion, bien sûr. Encore une fois nos
dirigeants nous disent ce que nous voulons bien entendre, plutôt que ce qu’ils
devraient nous dire, s’ils assumaient véritablement leurs responsabilités et
agissaient vraiment comme ce qu’ils prétendent être, des leaders. Parce que la
vérité, c’est que nous ne pouvons plus continuer comme ça, à vouloir que
l’économie et la population croissent sans cesse, à consommer toujours plus, à
désirer notre propre véhicule de déplacement motorisé, à habiter toujours plus
loin de notre lieu de travail, à vouloir des maisons plus grandes et des
produits moins chers et des voyages en avion toujours plus fréquents. Tous les
véhicules électriques et toutes les taxes du monde ne pourront compenser pour
notre voracité collective.
Depuis 150 ans, la science et la technologie nous ont permis
d’emprunter de façon exponentielle sur le capital des ressources de la Terre.
Mais le rythme actuel n’est pas soutenable, et peu de gens osent affronter
cette réalité : le capital sera bientôt à sec. Et donc la fuite en avant
se poursuit, pendant que nous continuons à avoir une foi aveugle en la
technologie pour venir effacer les conséquences de notre gaspillage, de notre
inconscience et de notre irresponsabilité. En ce sens, nous avons les dirigeants que nous
méritons, bien sûr.
On April 17, 2008, Democratic presidential hopeful Barack Obama referenced the song in gesture, in response to sharp attacks from his rival Hillary Clinton and a debate which was widely criticized for focusing on campaign gaffes. According to The Nation, Obama "told his supporters not to fret about all the "textbook Washington" drama on Thursday, recounting the superficial moderators and Hillary Clinton's attempts to 'twist the knife' on trivial issues. Then Obama made pop cultural history, miming the rapper Jay-Z's iconic hand signal to "brush the dirt" off his shoulders." When asked whether Obama was deliberately referencing the song, a campaign spokesman said, "He has some Jay-Z on his iPod."
Que penser du fait que David Cameron, le chef du Parti conservateur britannique, proclame son amour pour la musique de groupes comme The Smiths et The Jam, qui ont pourtant passé les années 80 à contester les politiques de son parti?
In the wake of the IRA attack on the 1984 Conservative party conference, for example, Morrissey rather regrettably claimed that "the sorrow of the Brighton bombing is that Thatcher is still alive". By way of pointing up his lack of remorse, his first solo album, Viva Hate, featured a particularly pointed composition entitled Margaret on the Guillotine, which ran thus: "Kind people have a wonderful dream/Margaret on the guillotine/Because people like you/Make me feel so tired/When will you die?" The song has been endlessly mentioned by those who have been querying Cameron's attachment to the Smiths, but to no avail. Just lately, he was once again presented with the words during a Guardian webchat, but batted them away with a glib flourish: "The lyrics - even the ones I disagree with - are great, and often amusing."
Conservateur: le terme évoque un attachement au statu quo, à l’ordre établi. On pense «conservateur», et on connote «tradition», «convention», «agent de conservation» même, peut-être. Pourtant, dans les démocraties du début du 21e siècle, les politiciens conservateurs sont paradoxalement les plus désireux de réformer les structures, de revoir les programmes, de modifier les façons de faire.
Évidemment, ils vous diraient qu’ils ne veulent pas changer les choses, mais bien les ramener à ce qu’elles étaient avant, dans le bon vieux temps. En fait, ils ne diraient pas ça non plus (personne n’oserait employer de nos jours cette expression qui sent la punition corporelle et la femme au foyer), mais ils le souhaitent (pas nécessairement la punition corporelle et la femme au foyer, d’accord, mais une version modernement correcte de la chose). En ce sens, le conservatisme est une sorte de progressisme à rebours, un désir d’effacer les rénovations des dernières décennies afin de ramener notre maison collective à son état original : arrachons ce revêtement/programme social, détruisons cette annexe/société d’État, vendons ce terrain/parc national, et remettons les ornements victoriens.
Jusqu’où les conservateurs voudraient-ils nous faire retourner, comme ça? À la maison en pierres des champs, à la cabane en bois rond? Non, pas si loin: à la demeure bourgeoise du 19e siècle. Car contrairement au politicien progressiste, qui cherche à nous amener toujours plus en avant vers un avenir meilleur, le politicien conservateur, lui, a une idée très précise de son idéal temporel: quelque part aux alentours de 1892.
Bien sûr, seule une infime minorité habitait une demeure bourgeoise, à l’époque. Mais le truc du politicien conservateur est justement de nous laisser croire qu’avec les bons changements politiques, nous (oui, nous!) pourrons en acheter une, demeure bourgeoise…
Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 7 mars 2008
Si vous n'avez pas suivi l'histoire, la voici résumée en quatre phrases: le gouvernement fédéral devait déposer hier aux Communes un projet visant à modifier la Loi canadienne sur le droit d'auteur. La plupart des observateurs estiment que ces modifications auraient mis la loi canadienne en phase avec le Digital Millenium Copyright Act américain, une réglementation penchant lourdement en faveur des titulaires de droits, au détriment des utilisateurs et de la population en général (domaine de l'éducation, milieu académique, chercheurs, créateurs, etc.). Le gouvernement Harper se serait ainsi plié aux pressions du gouvernement américain, d'une part, mais surtout des différents lobbys des détenteurs de droits. Il est aussi important de souligner que le gouvernement n'a pas consulté la population canadienne à ce sujet depuis 2001, aussi bien dire une éternité dans ce domaine.
Bref, ce projet s'annonçait désastreux pour quiconque a à coeur la vitalité de notre culture, au sens large du terme.
Mais voilà que, contre toute attente, le projet n'a pas été déposé hier. Et que, selon Michael Geist, il ne sera pas au moins avant la fin janvier. Que s'est-il donc passé, pour que le ministre de l'Industrie revienne sur sa décision?
Difficile à dire, à ce point-ci. Mais il semble assez évident que la très importante levée de bouclier qui était en train de se créer contre le projet de loi a fait réfléchir le gouvernement. Par exemple, un groupe Facebook, Fair Copyright for Canada, a réussi à regrouper plus de 20 000 internautes en quelques jours à peine. Des milliers de lettres ont été envoyées aux différents responsables politiques. Des pétitions circulaient. Des manifestations étaient prévues. Etc.
Bref, on assiste à l'une de ces rares occasions où l'implication citoyenne réussit à faire changer d'idée le gouvernement. En tant que citoyen, consommateur de culture, étudiant, individu préoccupé par la circulation des idées et la vitalité de la culture, on ne peut qu'être content d'un tel résultat, et un peu moins cynique devant l'efficacité de notre démocratie. Et puis, une fois de plus, Internet, les blogues et les réseaux sociaux ont démontré quels formidables outils démocratiques ils peuvent devenir, quand ils sont bien utilisés.
Bien sûr, rien n'est encore gagné: il reste à voir ce qui arrivera avec le projet de loi. Mais en attendant, il y a raison de se réjouir.
C'est mercredi que s'amorce l'édition 2007 de l'École d'été de l'Institut du Nouveau Monde, le grand événement annuel pour les 15-35 ans intéressés par l'engagement public. Quatre jours d'activités et de discussions, pour un prix dérisoire. Le programme est ici (pdf).
Vendredi matin, j'y animerai une conférence portant sur les manières dont les jeunes peuvent influencer les décisions politiques et s'engager à la fois au niveau local et international pour proposer une autre vision des choses. Les invités: Alpha Bacar Barry de Peace Child International, et Anke Green du programme jeunesse de l’ONU.
Le concept d'«averageness»: les gens qui étudient notre conception de la beauté sont arrivés à cette théorie qui stipule que ce qu'on trouve instinctivement, collectivement beau chez les autres, c'est l'équivalent des caractéristiques moyennes des différents individus d'une population.
MonAvis.ca, un nouveau site de recommandations 2.0.
Très très touchant, un documentaire audio réalisée par la journaliste (franco-)américaine Nicole Leblanc auprès de son père mourrant. (En passant, Nicole Leblanc est une récipiendaire du célèbre MacArthur Fellows Program (surnommé le «genius grant»), une bourse de 500 000$ non-conditionnelle, et qui a entre autres aussi été remportée par David Foster Wallace.)
Les membres de la première Génération Ecstasy (ceux qui ont connu les premières raves des années 80) atteignent présentement l'âge vénérable de 40 ans. Quels sont les dommages?