Il est finalement paru, mon essai écrit suite à mon obtention de la première bourse La Vie en rose. C'est dans l'édition du magazine L'actualité qui est actuellement en kiosque (15 septembre), et il y a un extrait ici. Le magazine se refait d'ailleurs une beauté avec cette édition (nouvelle maquette, nouvelles rubriques, etc.), alors ça vaut la peine de se le procurer. Surtout qu'il est offert pour l'occasion au prix spécial de 1,75$.
Malheureusement, des contraintes d'espaces ont fait que mon texte a dû être coupé de manière assez importante. Plusieurs considérations sur le féminisme et sur l'ironie, entre autres, ont sauté, de même que (petit détail) ma conclusion. J'ai donc mis le texte original sur P45, pour ceux qui veulent le lire dans son intégralité.
Et tiens, je recolle la conclusion complète ici aussi.
La troisième réaction possible passe par la reconnaissance que les mots que nous utilisons sont rarement innocents. Ils ne sont pas accessoires à notre culture: ils sont notre culture. Oui, il y a toujours eu des mots péjoratifs à l’endroit des femmes. Mais la manière dont ils se multiplient actuellement à notre époque 100%-drôle-100%-ironique devrait nous forcer à s’arrêter pour réfléchir à tout ça. N’y a-t-il pas un risque pour l’estime de soi des jeunes filles, par exemple, lorsqu’elles chantent à tue-tête des paroles de nature misogyne? Parce que lorsqu’on s’y met, il est difficile de trouver ce qui est vraiment drôle, dans une phrase comme «Pas de joie pour les salopes, ça c'est ma loi. Marche droit, parle pas, avale, aboie». Et ce qui serait encore moins drôle, à bien y penser, ce serait de refuser de s’en formaliser simplement par peur de passer pour quelqu’un qui ne comprend pas l’ironie…