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NICOLAS LANGELIER

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Dans le Globe and Mail d'aujourd'hui:

“If the U.S. slides away into recession, then [China] could fall apart like a house of cards,” Mr. van Batenburg says.


Le M. van Batenburg en question est responsable de la recherche pour Louis Capital, un gros courtier new-yorkais. Bien sûr, rien ne dit qu'il a raison, et que l'économie chinoise s'écroulera vraiment, si les États-Unis connaissent une récession. N'empêche, ce serait quand même intéressant d'assister à la chose, ne serait-ce que pour voir ce qu'auraient alors à dire tous les «experts» et les journalistes économiques qui chantent depuis deux ou trois ans la force économique de la Chine, et son avenir imminent en tant que puissance mondiale... Comment s'expliqueraient-ils alors? Quelles excuses donneraient-ils pour s'être trompés de façon aussi spectaculaire?

Déjà, la semaine passée, Les Affaires rapportait que l’époque des délocalisations vers la Chine tirerait peut-être à sa fin. Selon un sondage effectué auprès de 321 dirigeants d’entreprises manufacturières nord-américaines, beaucoup songent (déjà!) à déplacer leurs activités de production chinoises vers d’autres pays asiatiques, ou carrément à les rapatrier.

La Chine est peut-être un géant économique, mais c'est de toute évidence un géant aux pieds d'argiles. Il est quand même étonnant que ça, on l'ait si peu lu et entendu, dans l'océan de couverture médiatique qui a été consacré à la Chine, depuis quelques années. Peut-être parce que c'était beaucoup plus vendeur de faire peur au monde avec un péril jaune version années 00?

Déontologique? Non. Mais comique? Oui, un peu.

Tiré de l'infolettre de la FPJQ:
MédiaMatinQuébec a été blâmé pour avoir mis en page couverture une grande photo de Hubert Lapointe, journaliste chez Canoë à côté du titre «Viol d’une femme». Le Conseil a jugé que l’association du titre et de la photo «pouvait laisser l’impression au lecteur que M. Lapointe était l’auteur de cette agression, ce qui est parfaitement inexact.»
La représentante de MédiaMatinQuébec a notamment expliqué la présence de la photo par le fait que «le plaignant est l’auteur d’un article où fut dévoilée l’identité d’une victime d’agression sexuelle en dépit d’une ordonnance de non- publication.» 
Canoë est une des agences qui alimente le Journal de Québec dont les journalistes en lock out ont fondé le MédiaMatinQuébec. La Commission des Relations de travail doit décider si les journalistes de ces agences peuvent être considérés comme briseurs de grève.

Chronique magazines

Il n'y a pas d'édimestre à Christiane Charette aujourd'hui, alors voici les liens vers les magazines dont j'ai parlé lors de ma chronique de ce matin.

Lapham's Quarterly
Gazette des femmes
Maisonneuve
Coupé

Aujourd'hui, la chronique peut être entendue en allant ici et en cliquant sur «La troisième heure».

Mon nouveau magazine préféré

Lq_money_cover_smallJe ne sais pas trop ce qui s'est passé dans ma vie au cours des derniers mois, mais une chose est sûre: nombre de magazines achetés > temps passé à lire des magazines. Si bien que je croule aujourd'hui sous les magazines non lus, à un point tel que je suis tenté de déclarer une faillite magazines, mettre tout ça au recyclage, et repartir à zéro avec les éditions de juin. Mais il y a trop de choses que je veux lire là-dedans, des Adbusters, XXI, Believer, Harper's, Walrus et autres, et donc je n'aurai d'autre choix cet été que d'annuler mes vacances et m'enfermer pour trois semaines dans un garde-robe avec ma pile de magazines et une lampe frontale.

Mais mes problèmes de gestion de l'information n'étaient pas l'objet du présent billet. Je voulais plutôt parler de mon nouveau magazine préféré: Lapham's Quarterly. Lapham comme dans Lewis Lapham, extraordinaire essayiste et ancien rédacteur en chef de Harper's. C'est lui qui a lancé l'automne dernier ce trimestriel dont chaque numéro est consacré à un thème particulier: le premier (hiver 2008), que je viens de finir, était consacré à la guerre; le deuxième (printemps) tourne autour de l'argent. La particularité, c'est que la vaste majorité des textes qu'on y retrouve ont été écrits par des gens morts depuis longtemps: Aristote, Mark Twain, Marx, McLuhan, Byron, Senèque, Virginia Woolf et des dizaines d'autres. Quelques auteurs contemporains complètent le contenu du magazine.

Le concept de Lapham's Quarterly, c'est que ces thématiques au coeur de l'actualité trouvent un éclairage nouveau avec l'apport de ces textes choisis avec soin dans le grenier de l'histoire. Et ça fonctionne totalement, bien mieux qu'aucun magazine contemporain n'y arrive. À un point tel qu'on en arrive vraiment à se demander pourquoi on n'envoit pas tous nos insignifiants «analystes» actuels (la liste est interminable, bien sûr, mais je me contenterai de ceci: Donald Cuccioletta) au chômage immédiat.

Mais c'est l'un des principaux problèmes de la modernité, évidemment, qu'on en est venus à croire que notre époque est tellement unique, nos circonstances si nouvelles, que le passé ne peut nous aider à comprendre le présent. Grave erreur, bien sûr, et c'est ce que vient nous rappeler de brillante façon le Lapham's Quarterly.

Un nouveau site pour l'AJIQ

Accueil

On a travaillé très fort, ces derniers mois, a concevoir le nouveau site internet de l'Association des journalistes indépendants du Québec. Et hier soir il a été lancé de flamboyante façon à la Cinémathèque.

Si vous vous intéressez au journalisme en général et au journalisme indépendant en particulier, parce que vous êtes pigiste ou songez à le devenir, ou que vous étudiez en journalisme (et que vous serez donc probablement un pigiste en sortant de l'école, même si vos profs ne vous le disent pas), c'est un site à ajouter à vos favoris.

Il est aussi doté d'un blogue, ce qui veut dire que j'y laisserai régulièrement des billets relatifs à l'AJIQ et au journalisme indépendant.

Un merci particulier à Alex Lauzon pour la production web, et à Eric Demay pour la photo.

26e radiothon de CIBL

Logo

Les médias communautaires jouent un rôle essentiel, dans une société. Plus que jamais, même, à une époque où les médias grand public semblent de plus en plus délaisser les enjeux importants au profit de la panique morale du jour (vote voilé, réforme scolaire, jeunes chauffards tueurs d'enfants et hockeyeurs non francophones, pour ne nommer que quelques exemples désespérants du moment).

À Montréal, CIBL tient ce rôle fondamental depuis plus de 25 ans. Mais pour cela, il faut de l'argent, évidemment. Surtout que la station caresse le rêve de quitter ses vétustes locaux du boulevard Pie-IX. Et comme c'est aujourd'hui que s'amorce leur radiothon annuel, pourquoi ne pas en profiter pour leur envoyer un petit 20$? Voyez ça comme votre contribution à la lutte contre la cédrikaïfication des médias québécois...

Je participe aujourd'hui à une table-ronde dans une édition radiothon du 4 à 6, en compagnie de Catherine Perrin de Radio-Canada et Sylvain Cormier du Devoir. Le sujet: le travail des journalistes culturels, et l’importance de la diversité des voix médiatiques. C'est à 16h, au 101,5 fm.

La révolution de l'information

Un très beau petit film de Michael Wesch, de l'université Kansas State, à propos de la manière dont Internet bouleverse notre rapport à l'information, et la manière dont nous devons l'organiser.

C'est ce même Wesch qui nous avait donné Web 2.0: The Machine is Us/ing Us, l'hiver dernier.

Ménage pré-vacances

Plusieurs choses d'intérêt:

• La vérité sur le «piratage» canadien:

• Pour rendre ses vacances productives: How to Get Rid of Things.

• La version canadienne du projet Guttenberg, qui offre des livres libres de droits.

• Un guide de Creative Commons sur les aspects légaux de la baladodiffusion au Canada (pdf).

• Des pictogrammes pour une vie heureuse.

• Une conférence à TED sur comment le design peut nous rendre heureux.

• De TEd toujours: ça ne m'était probablement jamais arrivé auparavant, mais ce projet de Microsoft m'a vraiment impressionné.

• Un bon site canadien sur la neutralité des réseaux.

• Une animation présentant l'évolution des noms des bébé entre le 19e siècle et aujourd'hui.

• Un article du Guardian sur les impacts négatifs des éoliennes au niveau social.

L'avenir des villes, selon The Economist.

• Un projet web de Miranda July.

Voilà... Ah, et j'ai aussi mis à jour mon blogroll.

Bon mois d'août, je suis de retour en septembre!

Neutralité des réseaux 101

Une grande bataille s'organise en ce moment pour protéger ce qu'on appelle la neutralité des réseaux (network neutrality). En gros, ce concept fait référence à la propriété des réseaux de communications, à l'ère d'Internet. À qui appartiennent-ils? À nous, usagers, citoyens, payeurs de taxes? Ou aux entreprises qui ont construit ces réseaux, au sens physique du terme: les compagnies de téléphone, de câble, etc.?

Ces dernières, évidemment, commencent à faire valoir que ces réseaux leurs appartiennent, et qu'elles ont donc la possibilité de contrôler ce qui s'échange sur ces réseaux, et ce qu'il faut payer pour y avoir accès. Et à une époque où les gouvernements, aux États-Unis comme au Canada, ont tendance à favoriser la libre-entreprise et la propriété privée, le danger est réel qu'elles obtiennent ce qu'elles veulent.

Pourquoi, «le danger»? C'est une question qui semble complexe, mais prenez le temps de voir ce vidéo, qui résume très bien la question. Le titre est plutôt éloquent: Humanity Lobotomy.

Pour résumer de manière très grossière: celui qui contrôle les réseaux de communication contrôle aussi la communication elle-même. Voulons-nous un Internet contrôlé par des entreprises privées comme AT&T, Bell ou Vidéotron, ou un Internet qui serait plutôt la propriété commune de tous les citoyens? Autrement dit: voulons-nous courir le risque qu'il se produise avec Internet ce qui s'est passé avec les journaux, la radio, la télé, et qu'il devienne un média unidirectionnel, où la participation citoyenne serait limitée, voire impossible? Ultimement, ce qu'il y a au coeur de la bataille pour protéger la neutralité des réseaux, c'est une bataille pour protéger non seulement la vitalité de notre culture, mais aussi la démocratie elle-même.

Le vidéo raconte les choses d'un point de vue états-unien, mais la situation est très similaire au Canada. Neutrality.ca explique ce qui se passe actuellement ici; allez voir entre autres ce que nos amis de Vidéotron essaient de faire.

Que faire, si la neutralité des réseaux nous tient à coeur? Neutrality.ca propose plusieurs possibilités d'actions:

• Écrire à notre député;
• Écrire au CRTC;
• Transférer notre connection Internet à un réseau neutre;
• Signer la pétition qui se trouve sur le site;
• S'impliquer, informer les gens autour de nous;
• Protester.

Un dossier à suivre de très près.

Le web 2.0 en 4 min 31 s.

Un très beau vidéo résumant ce qu'est le web 2.0, réalisé par Michael Wesch, de l'université Kansas State. Ça s'appelle Web 2.0 ... The Machine is Us/ing Us.

Via Boing Boing.

QUELQUES TEXTES, CHRONIQUES ET CHOSES DIVERSES

  • Un aperçu de mes contributions récentes à des journaux, magazines, sites web, émissions radiophoniques et autres.

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  • Net Neutrality Canada - Neutrality.ca