À PROPOS DE
NICOLAS LANGELIER

Mes projets





Compteurs



Dix mille choses qui sont vraies

Vous m'en lirez tant

J'étais hier à Vous m'en lirez tant, à Radio-Canada, pour parler de mes deux livres publiés cet automne, Dix mille choses qui sont vraies et Quelque part au début du XXIe siècle. Pour ce dernier, j'étais accompagné de deux des collaborateurs, Fanny Britt et Eric Dupont. Louise Marleau lit aussi un extrait de mon introduction.

Ça s'écoute ici, au tout début de la première heure (23 minutes).

***

Aussi: avec pas mal de retard parce que vacances et autres complications, la chronique littéraire de Julie Laferriere à Club social (TV5), portant sur Dix mille choses qui sont vraies. Plein de belles choses, et réalisation impressionnante.

Salon du livre de Montréal: agenda

Deux livres, deux éditeurs, donc deux séries de séances de dédicaces, au Salon du livre de Montréal en fin de semaine.


Quelque part au début du XXIe siècle
Stand 361, éditions de la Pastèque
+++
Vendredi 21: 19h à 21h
Samedi 22: 17h à 18h
Dimanche 23: 11h à 12h

Dix mille choses qui sont vraies
Stand 482, éditions Les 400 Coups
+++
Samedi 22: 15h à 16h
Dimanche 23: 17h à 18h

C'est à la Place Bonaventure. Je pense que les deux livres seront vendus à prix spécial. Venez me voir, ça va me faire plaisir de vous rencontrer!

DMCQSV: revue de presse

Deux belles mentions pour Dix mille choses qui sont vraies, dans les journaux de la fin de semaine. D'abord Josée Blanchette, dans sa chronique de vendredi dans Le Devoir:

Retrouvé avec bonheur Dix mille choses qui sont vraies (Les 400 coups) du journaliste Nicolas Langelier. Ces capsules, initialement publiées dans La Presse, font appel à l'humour et à l'intelligence et nous guident de vérités vraies en vérités qui sont bonnes à dire et à entendre. (...)

Puis Aleksi K. Lepage, dans La Presse d'aujourd'hui:

Puisant à même son expérience personnelle, les fluctuations de son humeur, ses observations et ses réflexions, Nicolas Langelier rassemble dans ce très beau livre des vérités sorties de nulle part et pourtant, quand on y réfléchit, tout à fait objectives. (...)

En librairie: Dix mille choses qui sont vraies

DMQSV Le tome 1 de mes Dix mille choses qui sont vraies est en librairie dès aujourd'hui. Seulement 14,95$, pas cher, et ça fait un superbe cadeau pour l'être aimé ou votre nouveau député. D'ailleurs, ça se lit très bien en faisant la file au bureau de vote, alors c'est excellent pour exercer son devoir de citoyen. Vous aimez la démocratie? Achetez ce livre!


Aussi disponible chez votre libraire virtuel favori, évidemment:

Et les autres bientôt sûrement.

Où j'apprends que tout ce temps, j'écrivais des apophtegmes

Langelier, Nicolas, 1973-

Dix mille choses qui sont vraies / Nicolas Langelier. -- Montréal : Les 400 coups, 2008-

(Littérature illustrée) 

t. 1. 9901-10000.

ISBN 978-2-89540-393-7 (v. 1)

1. Civilisation moderne et contemporaine 2. Morale pratique 3. Aphorismes et apophtegmes

I. Titre.

CB430 L36 2008     909.83'1     0810


Source

Couvertures

Voici officiellement à quoi ressembleront mes deux livres qui seront lancés le mois prochain. Plus de détails à venir.

ComboCouv

Quelque part au début du XXIe siècle   +  Dix mille choses qui sont vraies, Tome I (Éditions Les 400 coups)

Projets littéraires

C'est un peu absurde comme situation, mais l'automne prochain, j'aurai deux livres qui seront publiés à peu près en même temps, chez deux éditeurs différents. Et avant de tomber en vacances, j'avais envie d'en parler pour la première fois...

Le premier livre s'appelle Quelque part au début du 21e siècle, et sera publié aux Éditions de la Pastèque. C'est une idée que j'ai eue, et la Pastèque m'a fait le grand plaisir d'embarquer immédiatement dans ce projet un peu fou: demander à des gens de moins de 40 ans issus de plein d'horizons différents (auteurs, journalistes, cinéastes, designers, illustrateurs, photographes, politiciens, professeurs, etc.) de nous offrir leur vision de notre décennie, en leur donnant carte blanche sur la forme. Il y a donc toutes sortes de choses, dans ce livre: des nouvelles, des essais, des illustrations, de la bande dessinée, des courriels, même un conte médiéval. 


Ont accepté de me donner un portrait très personnel de leurs années 00: Isabelle Blais, Marie Hélène Poitras, D.Y. Béchard, Evelyne de la Chenelière, Nicolas Dickner, Eric Dupont, Seripop, Rafaële Germain, Karina Goma, Rima Elkouri, Marc Cassivi, Simon Olivier Fecteau, Stéphane Lafleur, François Létourneau, Mélanie Vincelette, Émilie Dubreuil, Navet Confit, Fanny Britt, Jimmy Beaulieu, Hugo Latulippe, Otarie et plusieurs autres. En tout, il y a une quarantaine de collaborateurs; je donnerai la liste complète plus tard cet été. Et le design est assuré par Feed, avec qui j'avais travaillé sur les deux derniers numéros papier de P45. Une belle gang, donc, et un beau projet. Bien hâte que vous voyiez ça.


***


Le deuxième livre est plus simple dans son concept et sa forme. Mais c'est quelque chose qui m'a été demandé à maintes reprises depuis quelques années: «Quand est-ce que tu vas faire un recueil de tes Dix mille choses vraies?». La réponse est donc: cet automne, aux Éditions Les 400 Coups.


Et ce n'est que le tome 1 des Dix mille choses qui sont vraies, bien sûr: de 9 901 à 10 000. Les 99 autres tomes suivront au cours des prochaines décennies.


***


Voilà. Plus de détails sur tout ça d'ici la rentrée!

Dix mille choses qui sont vraies

9 897

L’excentricité n’est plus à la mode

Chaque époque a son caractère propre, résultat de l’influence combinée de facteurs aussi disparates que la situation économique, les conditions politiques, les développements techniques ou les goûts particuliers de la grosse vedette de l’heure. Consciemment ou non, nous sommes influencés par cette humeur-là––elle affecte notre attitude et notre façon de penser, nos gestes et nos décisions.

Il y aurait beaucoup à dire sur l’esprit de notre époque, mais il y a une chose en particulier qui saute aux yeux: l’excentricité n’est pas à la mode. Ça n’a pas toujours été le cas, bien sûr; il y a eu des périodes, dans l’Histoire, où c’était une qualité appréciée, et même encouragée. Mais depuis peut-être la deuxième moitié des années 1980, nous voyons d’un mauvais oeil les vêtements trop extravagants, les comportements trop fantasques, les choix de vie trop originaux. Nos audaces sont rares et nos partys sont plates. Il est quand même déconcertant, par exemple, que les jeunes de la rue d’aujourd’hui adoptent les mêmes codes et styles vestimentaires que deux générations de punks avant eux. Ça en dit long sur notre époque, que les plus marginaux d’entre nous soient aussi anticonformistes que le Lavalois moyen.

Donner une explication à ces presque 25 années de sobriété et de conformisme n’est pas évident, surtout avec les 64 mots qu’il me reste en banque. Mais peut-être qu’un élément de réponse se trouve dans la définition même d’excentricité: «Manière d’être d’une personne qui s’écarte des usages reçus». Quand, à une époque donnée, il ne semble plus y en avoir, d’usage reçu, quand tout est permis et que le marginal est la norme, est-il tentant, voire même possible, d’être excentrique? Poser la question, c’est sans doute un peu y répondre.

Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 18 avril 2008

Dix mille choses qui sont vraies

9 898

On peut le sentir dans notre coeur, quand c’est le printemps

Avons-nous un calendrier interne, de la même manière que nous avons par exemple une horloge mentale qui nous permet d’ouvrir les yeux douze secondes avant que le cadran ne sonne, ou un sens de l’équilibre si fort qu’il sera impossible de dormir, si nous avons disposé notre tente de telle façon que notre tête est huit millimètres plus basse que nos pieds? Je ne sais pas, et Google ne veut pas me le dire. Mais j’imagine que oui. Après tout, si les animaux savent instinctivement à quel moment de l’année ils doivent s’accoupler ou migrer ou amasser des réserves pour la saison froide, je ne vois pas pourquoi nous, humains, n’aurions pas une fonction semblable. La télé et les micro-ondes ne peuvent pas nous avoir mêlé tant que ça, quand même.

Ça expliquerait bien des choses, en tout cas. Dont ce sentiment qui nous envahit subitement, aux alentours du 8 mars, et se résume en trois mots: c’est le printemps. Une espèce d’excitation diffuse, de picotement dans les pieds ou le ventre, un désir de marcher un peu plus vite et de parler un peu trop fort et d’embrasser quelqu’un, genre , maintenant. Un sentiment presque identique à celui des printemps de notre adolescence, d’ailleurs, et qui fait qu’il nous prend souvent l’envie, certains jours de mars ou d’avril, d’écouter une chanson sortie tout droit de nos 16 ans.

Et ce phénomène est si puissant qu’il sera perceptible même si le printemps à proprement parler est toujours enseveli sous trois pieds de neige, et que l’hiver semble bien parti pour se prolonger jusqu’à la Fête de la Reine. C’est peut-être à cause de la lumière, ou de la position des astres, ou de la fin de la saison régulière de hockey. Mais l’explication n’a pas vraiment d’importance : ce qui compte, c’est que ce sentiment existe, et que nous pouvons toujours le ressentir, après toutes ces années, et que, à notre plus grand soulagement, tout est donc encore possible.

Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 4 avril 2008

Dix mille choses qui sont vraies

9 899

Il restera toujours des raisons de garder espoir

Peu importe la super attitude super optimiste que l’on puisse s’efforcer de maintenir, peu importe ce que la religion ou les gourous de la croissance personnelle ou les scénaristes professionnels essaient de nous faire croire, il y a un fait incontournable : la vie a vraiment le don de mal virer. À tout moment, la maladie ou la mort peut frapper, la folie meurtrière se déclencher, notre coeur se briser, notre fortune tourner, des catastrophes en tous genres s’abattre sur nous, nos proches, notre communauté, notre civilisation. Et tout ceci souvent sans la moindre logique ou un quelconque sentiment de justice qui nous permettrait au moins de comprendre, de dire un plus un égale deux, de dire action/réaction, de dire cela devait arriver, est cohérent, est acceptable.

Malgré ce constat désolant, la découverte la plus fondamentale que l’on puisse faire, dans la vie, est peut-être que quoi qu’il arrive, quels que soient les bâtons que la vie mettra dans nos roues, il restera toujours des raisons de garder espoir. Le problème, avec cet apprentissage, c’est qu’on ne peut le faire qu’en l’expérimentant nous-mêmes. Et c’est souvent au bout de la nuit la plus noire, lorsque tout semble perdu pour de bon, qu’un beau matin on change d’idée, sans trop savoir pourquoi; à cause d’une rencontre, peut-être, ou d’un projet, ou d’un vague sentiment d’illumination qui nous aura envahis, l’espace de quelques secondes.

On peut l’expliquer comme on veut, cette étonnante renaissance de l’espoir: intervention divine, pulsion génétique, sous-produit évolutionnaire. L’important est qu’elle soit là, et qu’ainsi on soit capable de sortir du lit ce matin-là, et le jour d’après, et le jour d’après. Parce qu’une vie passée à regarder des talk-shows d’avant-midi, la poitrine couverte de miettes de biscuits, ce ne serait pas vraiment une vie.


Nicolas Langelier

Paru dans La Presse, vendredi 28 mars 2008

Mes livres sur Amazon

  • Quelque part au début du XXIe siècle
    Les années 00 vues par 40 jeunes créateurs et observateurs québécois, dont Nicolas Dickner, Marie Hélène Poitras, Rafaële Germain, Hugo Latulippe, François Létourneau, Isabelle Blais et plusieurs autres.
  • : Dix mille choses qui sont vraies

    Dix mille choses qui sont vraies
    Recueil de mes chroniques parues dans P45 et La Presse. Tome 1, de 9901 à 10 000.

QUELQUES TEXTES, CHRONIQUES ET CHOSES DIVERSES

  • Un aperçu de mes contributions récentes à des journaux, magazines, sites web, émissions radiophoniques et autres.

Chroniques télé

Critiques