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NICOLAS LANGELIER

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Culture

Le 21e siècle n'a pas fini de nous surprendre

En faisant des recherches pour un article, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que, sur Wikipédia, outre l'anglais et le français, la poutine a droit à une entrée en allemand, en suédois, en russe, en japonais, en mandarin et même en hébreu.


Suedois Russe Jap Mand Hebreux

Mon nouveau magazine préféré

Lq_money_cover_smallJe ne sais pas trop ce qui s'est passé dans ma vie au cours des derniers mois, mais une chose est sûre: nombre de magazines achetés > temps passé à lire des magazines. Si bien que je croule aujourd'hui sous les magazines non lus, à un point tel que je suis tenté de déclarer une faillite magazines, mettre tout ça au recyclage, et repartir à zéro avec les éditions de juin. Mais il y a trop de choses que je veux lire là-dedans, des Adbusters, XXI, Believer, Harper's, Walrus et autres, et donc je n'aurai d'autre choix cet été que d'annuler mes vacances et m'enfermer pour trois semaines dans un garde-robe avec ma pile de magazines et une lampe frontale.

Mais mes problèmes de gestion de l'information n'étaient pas l'objet du présent billet. Je voulais plutôt parler de mon nouveau magazine préféré: Lapham's Quarterly. Lapham comme dans Lewis Lapham, extraordinaire essayiste et ancien rédacteur en chef de Harper's. C'est lui qui a lancé l'automne dernier ce trimestriel dont chaque numéro est consacré à un thème particulier: le premier (hiver 2008), que je viens de finir, était consacré à la guerre; le deuxième (printemps) tourne autour de l'argent. La particularité, c'est que la vaste majorité des textes qu'on y retrouve ont été écrits par des gens morts depuis longtemps: Aristote, Mark Twain, Marx, McLuhan, Byron, Senèque, Virginia Woolf et des dizaines d'autres. Quelques auteurs contemporains complètent le contenu du magazine.

Le concept de Lapham's Quarterly, c'est que ces thématiques au coeur de l'actualité trouvent un éclairage nouveau avec l'apport de ces textes choisis avec soin dans le grenier de l'histoire. Et ça fonctionne totalement, bien mieux qu'aucun magazine contemporain n'y arrive. À un point tel qu'on en arrive vraiment à se demander pourquoi on n'envoit pas tous nos insignifiants «analystes» actuels (la liste est interminable, bien sûr, mais je me contenterai de ceci: Donald Cuccioletta) au chômage immédiat.

Mais c'est l'un des principaux problèmes de la modernité, évidemment, qu'on en est venus à croire que notre époque est tellement unique, nos circonstances si nouvelles, que le passé ne peut nous aider à comprendre le présent. Grave erreur, bien sûr, et c'est ce que vient nous rappeler de brillante façon le Lapham's Quarterly.

À propos de la critique et de l'amour

Pour leur section Opinions, les gens de Bande à part m'ont demandé un court texte sur le rôle et les responsabilité de la critique. La commande fait suite à une certaine controverse qui s'est déroulée sur leur site, après que le slammeur Ivy se soit plaint d'une critique de Tony Tremblay.

On peut lire mon texte ici.

Quand la résistance devient un charmant archaïsme

G2front_2Que penser du fait que David Cameron, le chef du Parti conservateur britannique, proclame son amour pour la musique de groupes comme The Smiths et The Jam, qui ont pourtant passé les années 80 à contester les politiques de son parti?

Un essai dans le Guardian d'aujourd'hui: Hands off our music!

In the wake of the IRA attack on the 1984 Conservative party conference, for example, Morrissey rather regrettably claimed that "the sorrow of the Brighton bombing is that Thatcher is still alive". By way of pointing up his lack of remorse, his first solo album, Viva Hate, featured a particularly pointed composition entitled Margaret on the Guillotine, which ran thus: "Kind people have a wonderful dream/Margaret on the guillotine/Because people like you/Make me feel so tired/When will you die?" The song has been endlessly mentioned by those who have been querying Cameron's attachment to the Smiths, but to no avail. Just lately, he was once again presented with the words during a Guardian webchat, but batted them away with a glib flourish: "The lyrics - even the ones I disagree with - are great, and often amusing."


Réforme de la loi sur le droit d'auteur, la suite

Malheureusement, la prise de conscience majeure qui se déroule actuellement au Canada anglais par rapport à l'importance d'une loi sur le droit d'auteur qui soit juste et équitable envers tout le monde (créateurs et ayants droits, oui, mais aussi usagers, consommateurs, étudiants, chercheurs, etc.)––malheureusement, donc, cette prise de conscience ne s'est pas encore manifestée au Québec francophone, du moins dans les médias grand public. Tout au plus avons-nous continué à avoir droit au mêmes chroniques mièvres accordant une place démesurée à la position d'organismes comme l'ADISQ.

C'est donc du côté des médias canadiens-anglais qu'il faut continuer à se tourner, pour avoir des points de vue pro-usagers. Deux exemples en date d'aujourd'hui:

1) Un éditorial du Vancouver Sun: Reformed copyright laws shouldn't suppress creativity

Copyright reform should open up new possibilities for maximizing enjoyment of cultural products and free the technology that has given them life. It should not bind them in a legislative straitjacket.

2) Un article dans la Gazette sur le choc culturel qui se dessine au Canada: Clashes likely to redefine Canadian identity

On one side of the copyright war, consumers and academics say that stronger copyright laws will curtail digital freedoms to appease powerful U.S. record labels and film studios. Their opponents in industry say better copyright rules will protect artists from piracy and better defend Canadian cultural identity.

Pendant ce temps-là, au Québec, tout le monde est occupé à pousser les hauts cris parce qu'il est possible qu'une boutique de linge engage une jeune fille qui ne parle pas français... Misère. De toute évidence, la plupart des Québécois--dirigeants, commentateurs et public en général--n'ont aucune idée de ce qui fait qu'une culture est VRAIMENT vivante, de ce qui la rend créative et dynamique, de ce qui fait qu'elle est riche et fertile ou qu'elle meurt à petit feu. La culture québécoise a infiniment plus à craindre de gens qui veulent la surprotéger avec des lois abusives que de quelques vendeuses unilingues anglais....

In/out 2008 + les listes

483371Hey, bonne année tout le monde.

Double rentrée, ce matin:

1) Le texte pour lequel j'avais fait un appel à tous ici avant les Fêtes est finalement paru dans La Presse. On peut lire ça ici. Pour ceux d'entre vous dont les suggestions ont été retenues, vous avez votre nom dans la journal (et vous êtes même name-checkés par Christiane Charette, ici!);

2) J'étais à l'émission de Christiane Charette pour parler de mon amour pour les listes et commenter le livre L'Art des listes, de Dominique Loreau, en compagnie de Marie-Claude Lortie et Marie-Claude Beaucage. Et je fait même mon coming-out en tant qu'adepte de Getting Things Done, depuis deux ans maintenant. On écoute ça ici.

P45: des mots, de la musique, des bilans inventés

P45_211207

L'équipe de P45 vous a préparé un beau petit spécial de fin d'année. Plein de choses à voir, dont un genre de revue des choses qui ne sont pas arrivées en 2007, qu'on s'est bien amusé à monter.

Et pour vous mettre dans le mood pour votre party de ce soir, les 7 chansons qui nous ont rendu heureux et nous ont fait sauter sur place comme des enfants de 4 ans, cette année.

Réforme de la Loi canadienne sur le droit d'auteur: un sursis

Si vous n'avez pas suivi l'histoire, la voici résumée en quatre phrases: le gouvernement fédéral devait déposer hier aux Communes un projet visant à modifier la Loi canadienne sur le droit d'auteur. La plupart des observateurs estiment que ces modifications auraient mis la loi canadienne en phase avec le Digital Millenium Copyright Act américain, une réglementation penchant lourdement en faveur des titulaires de droits, au détriment des utilisateurs et de la population en général (domaine de l'éducation, milieu académique, chercheurs, créateurs, etc.). Le gouvernement Harper se serait ainsi plié aux pressions du gouvernement américain, d'une part, mais surtout des différents lobbys des détenteurs de droits. Il est aussi important de souligner que le gouvernement n'a pas consulté la population canadienne à ce sujet depuis 2001, aussi bien dire une éternité dans ce domaine.

Bref, ce projet s'annonçait désastreux pour quiconque a à coeur la vitalité de notre culture, au sens large du terme.

Mais voilà que, contre toute attente, le projet n'a pas été déposé hier. Et que, selon Michael Geist, il ne sera pas au moins avant la fin janvier. Que s'est-il donc passé, pour que le ministre de l'Industrie revienne sur sa décision?

Difficile à dire, à ce point-ci. Mais il semble assez évident que la très importante levée de bouclier qui était en train de se créer contre le projet de loi a fait réfléchir le gouvernement. Par exemple, un groupe Facebook, Fair Copyright for Canada, a réussi à regrouper plus de 20 000 internautes en quelques jours à peine. Des milliers de lettres ont été envoyées aux différents responsables politiques. Des pétitions circulaient. Des manifestations étaient prévues. Etc.

Bref, on assiste à l'une de ces rares occasions où l'implication citoyenne réussit à faire changer d'idée le gouvernement. En tant que citoyen, consommateur de culture, étudiant, individu préoccupé par la circulation des idées et la vitalité de la culture, on ne peut qu'être content d'un tel résultat, et un peu moins cynique devant l'efficacité de notre démocratie. Et puis, une fois de plus, Internet, les blogues et les réseaux sociaux ont démontré quels formidables outils démocratiques ils peuvent devenir, quand ils sont bien utilisés.

Bien sûr, rien n'est encore gagné: il reste à voir ce qui arrivera avec le projet de loi. Mais en attendant, il y a raison de se réjouir.

Voici ce que vous pouvez faire.

Blogueurs purs à 100%

Ainsi donc, selon un article de Mario Asselin publié dans le magazine Le Trente de ce mois-ci, je serais le seul «vrai» journaliste blogueur actif au Québec (l'autre «vrai», Dominic Arpin, ayant accroché son clavier). M. Asselin base sa définition de ce qu'est un véritable blogueur sur la notion de conversation:

Le blogue est un outil de conversation, pas seulement une présence Internet. C’est une communauté que l’on tisse, un réseau avec lequel on accepte d’interagir. C’est l’échange avec les lecteurs, le référencement à ce qui se dit ou se fait ailleurs sur le web, et la participation à d’autres blogues qui distingue le blogueur et sa blogosphère des simples pages personnelles.

Une bonne définition... Quoique je ne peux m'empêcher de penser que je ne suis sûrement pas le seul à y correspondre. D'ailleurs, la discussion subséquente a permis de relever deux autres «vrais» potentiels, Raymond Viger et Steve Faguy. Tant mieux. C'eut été trop de pression, de quoi m'effondrer lamentablement, tel un Alexandre Daigle de la conversation virtuelle.

Zinc spécial blogues

Revuezinc
La dernière édition de Zinc, la très bonne revue portée à bout de bras par Mélanie Vincelette, est consacrée aux blogues. J'y signe un texte, tout comme Christian Mistral, Pierre-Léon Lalonde, Anne Archet, Fanny Ardente/Stéphanie Neveu et plusieurs autres.

QUELQUES TEXTES, CHRONIQUES ET CHOSES DIVERSES

  • Un aperçu de mes contributions récentes à des journaux, magazines, sites web, émissions radiophoniques et autres.

Chroniques télé

Critiques

Irrepressible.info





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