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NICOLAS LANGELIER

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avril 2008

De l'utilisation du mot «Yesss!»

Logo_main_2C'est aujourd'hui qu'étaient annoncés les finalistes pour la 31e édition des Prix du magazine canadien, qui récompensent les meilleurs journalistes, photographes et directeurs artistiques de magazines au pays. Et De l’utilisation du mot pute par la jeune femme moderne, mon essai publié l'automne dernier dans L'actualité, est en nomination dans la catégorie Essais. C'est d'ailleurs le seul texte en français nominé dans cette catégorie cette année.

Les gagnants seront dévoilés à Toronto le 6 juin. D'ici là, j'en profite pour remercier à nouveau L'actualité, ainsi que les anciennes de La Vie en rose, qui m'ont permis d'écrire ce texte en m'accordant leur bourse 2007.

Obama balaie les haters

Première utilisation d'un code du hip-hop par un futur président des États-Unis?

L'explication de Wikipédia:

On April 17, 2008, Democratic presidential hopeful Barack Obama referenced the song in gesture, in response to sharp attacks from his rival Hillary Clinton and a debate which was widely criticized for focusing on campaign gaffes. According to The Nation, Obama "told his supporters not to fret about all the "textbook Washington" drama on Thursday, recounting the superficial moderators and Hillary Clinton's attempts to 'twist the knife' on trivial issues. Then Obama made pop cultural history, miming the rapper Jay-Z's iconic hand signal to "brush the dirt" off his shoulders." When asked whether Obama was deliberately referencing the song, a campaign spokesman said, "He has some Jay-Z on his iPod."

Dix mille choses qui sont vraies

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L’excentricité n’est plus à la mode

Chaque époque a son caractère propre, résultat de l’influence combinée de facteurs aussi disparates que la situation économique, les conditions politiques, les développements techniques ou les goûts particuliers de la grosse vedette de l’heure. Consciemment ou non, nous sommes influencés par cette humeur-là––elle affecte notre attitude et notre façon de penser, nos gestes et nos décisions.

Il y aurait beaucoup à dire sur l’esprit de notre époque, mais il y a une chose en particulier qui saute aux yeux: l’excentricité n’est pas à la mode. Ça n’a pas toujours été le cas, bien sûr; il y a eu des périodes, dans l’Histoire, où c’était une qualité appréciée, et même encouragée. Mais depuis peut-être la deuxième moitié des années 1980, nous voyons d’un mauvais oeil les vêtements trop extravagants, les comportements trop fantasques, les choix de vie trop originaux. Nos audaces sont rares et nos partys sont plates. Il est quand même déconcertant, par exemple, que les jeunes de la rue d’aujourd’hui adoptent les mêmes codes et styles vestimentaires que deux générations de punks avant eux. Ça en dit long sur notre époque, que les plus marginaux d’entre nous soient aussi anticonformistes que le Lavalois moyen.

Donner une explication à ces presque 25 années de sobriété et de conformisme n’est pas évident, surtout avec les 64 mots qu’il me reste en banque. Mais peut-être qu’un élément de réponse se trouve dans la définition même d’excentricité: «Manière d’être d’une personne qui s’écarte des usages reçus». Quand, à une époque donnée, il ne semble plus y en avoir, d’usage reçu, quand tout est permis et que le marginal est la norme, est-il tentant, voire même possible, d’être excentrique? Poser la question, c’est sans doute un peu y répondre.

Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 18 avril 2008

La CPVI du vendredi

Catherine pogonat te cherche. je resterais caché dans les toilettes si j'étais toi.

Je sais pas pourquoi, mais ça me fait vraiment rire. Je suis fatigué, je pense.

Ça vient de là: 8 messages texte qui peuvent vous sauver la vie, sur P45, qui a un spécial listes, cette semaine. Non, non, c'est pas toujours ça.

Blogue londonien

Ça faisait un moment que je voulais en parler, mais les choses ayant été un peu chaotiques à mon bout des internets, j'ai tardé –– alors voilà: mon amie Mali Ilse Paquin tient depuis un mois, sur Cyberpresse, un blogue sur Londres et la Grande-Bretagne, où elle est basée depuis quelques années en tant que journaliste indépendante. Elle fait ça avec une belle régularité, d'ailleurs, avec au moins un billet par jour.

Alors donc, Mali live from Lahndahn tahn, c'est par ici.

***

Oh, et si vous vous demandez pourquoi il n'y a pas de Chose vraie dans La Presse ce matin... Ça a apparemment sauté pour cause de gros feature sur le recyclage de pochettes de disques. Whatevah, comme on dit à Londres.

À propos de la critique et de l'amour

Pour leur section Opinions, les gens de Bande à part m'ont demandé un court texte sur le rôle et les responsabilité de la critique. La commande fait suite à une certaine controverse qui s'est déroulée sur leur site, après que le slammeur Ivy se soit plaint d'une critique de Tony Tremblay.

On peut lire mon texte ici.

Le titre de chanson de la semaine

Le titre de chanson de la semaine: A Tell-Tale Penis (mp3), tirée du nouvel album de Joan of Arc. À ne pas confondre avec The Tell-Tale Heart, bien sûr, ni avec un pénis tout court.

Dix mille choses qui sont vraies

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On peut le sentir dans notre coeur, quand c’est le printemps

Avons-nous un calendrier interne, de la même manière que nous avons par exemple une horloge mentale qui nous permet d’ouvrir les yeux douze secondes avant que le cadran ne sonne, ou un sens de l’équilibre si fort qu’il sera impossible de dormir, si nous avons disposé notre tente de telle façon que notre tête est huit millimètres plus basse que nos pieds? Je ne sais pas, et Google ne veut pas me le dire. Mais j’imagine que oui. Après tout, si les animaux savent instinctivement à quel moment de l’année ils doivent s’accoupler ou migrer ou amasser des réserves pour la saison froide, je ne vois pas pourquoi nous, humains, n’aurions pas une fonction semblable. La télé et les micro-ondes ne peuvent pas nous avoir mêlé tant que ça, quand même.

Ça expliquerait bien des choses, en tout cas. Dont ce sentiment qui nous envahit subitement, aux alentours du 8 mars, et se résume en trois mots: c’est le printemps. Une espèce d’excitation diffuse, de picotement dans les pieds ou le ventre, un désir de marcher un peu plus vite et de parler un peu trop fort et d’embrasser quelqu’un, genre , maintenant. Un sentiment presque identique à celui des printemps de notre adolescence, d’ailleurs, et qui fait qu’il nous prend souvent l’envie, certains jours de mars ou d’avril, d’écouter une chanson sortie tout droit de nos 16 ans.

Et ce phénomène est si puissant qu’il sera perceptible même si le printemps à proprement parler est toujours enseveli sous trois pieds de neige, et que l’hiver semble bien parti pour se prolonger jusqu’à la Fête de la Reine. C’est peut-être à cause de la lumière, ou de la position des astres, ou de la fin de la saison régulière de hockey. Mais l’explication n’a pas vraiment d’importance : ce qui compte, c’est que ce sentiment existe, et que nous pouvons toujours le ressentir, après toutes ces années, et que, à notre plus grand soulagement, tout est donc encore possible.

Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 4 avril 2008

La lutte contre l'autoroute Notre-Dame se poursuit

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Est-ce que ça sert à quelque chose les marches, les pétitions, les groupes Facebook? Parfois oui, parfois non. Mais le problème, c'est que lorsque le processus démocratique est escamoté, c'est la seule véritable option pour les citoyens qui veulent se faire entendre.

Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal continuent d'aller de l'avant avec leur projet de transformation de la rue Notre-Dame en autoroute, et ce malgré une forte opposition citoyenne et le fait que ce projet va à l’encontre de la Loi québécoise sur le développement durable et du Plan stratégique de développement durable de la Ville.

Dans ce contexte, tous les moyens sont bons pour manifester notre désaccord face à ce projet qui va à contre-courant des règles élémentaires de l'urbanisme et du développement durable, au 21e siècle. Il y aura une marche ce dimanche: elle partira du métro Papineau à 13h30. Il y aussi une pétition à signer, ici. Et le groupe Facebook est ici.

QUELQUES TEXTES, CHRONIQUES ET CHOSES DIVERSES

  • Un aperçu de mes contributions récentes à des journaux, magazines, sites web, émissions radiophoniques et autres.

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Critiques

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