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NICOLAS LANGELIER

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février 2008

Dernier round

Livre_logeuse
Eh oui, contre toute attente, La Logeuse a remporté le Combat des livres 2008. Honnêtement, même si je jouais pour gagner, je n'étais pas convaincu des chances de mon livre méconnu d'un écrivain méconnu de battre des incontournables de notre littérature comme Gabrielle Roy, Jacques Godbout, Mordecai Richler et Marie-Claire Blais, d'autant plus qu'ils étaient défendus par des concurrents possédant une flamboyance rhétorique que je n'ai pas.

Mais bon, j'ai compensé en travaillant fort dans les coins et en donnant mon 110... Je suis d'abord et avant tout content pour l'auteur Éric Dupont et sa maison d'édition, Marchand de feuilles. Mon objectif premier était de mieux faire connaître le livre, et le Combat des livres aura servi à ça.

Merci à Sophie Faucher pour son appui in-extremis et à Anne Lagacé-Dowson, ainsi qu'à tous les lecteurs qui m'ont appuyé sur le site de l'émission.

La dernière discussion s'écoute ici.

Pffffff. Une bonne chose que ce soit fini, quand même.

Dix mille choses qui sont vraies

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Pour une époque aussi obsédée par le bonheur, ça ne va pas super bien, notre affaire

De plus fins esprits pourraient mieux que moi expliquer comment nous en sommes arrivés à ceci, cette quête de tous les instants, ce monde obsédé par le bonheur: comment l’atteindre, comment le maintenir, comment le rendre encore plus plus plus fort, comment le trouver dans le travail, la famille, les loisirs, une meilleure attitude. Inlassablement, nous cherchons des recettes dans la philosophie et la pop-psychologie, dans la spiritualité et les médicaments, dans les livres et l’alimentation, dans la consommation et les sites de rencontres. Et dire que les développements technologiques nous permettent maintenant d’aller traquer les secrets du bonheur jusque dans nos gènes et nos synapses––jusqu’où ces recherches nous mèneront-elles? (À la découverte du gène du bonheur, sans doute, et aux possibilités marchandes en découlant.)

La triste ironie, bien sûr, c’est que pour une époque aussi à la recherche de son bonheur, nos résultats sont plutôt médiocres. Les signes d’un mal-être généralisé sont là, partout autour de nous, dans les conversations de nos amis, dans les statistiques sur le suicide, dans l’usage croissant des antidépresseurs, dans la multitude de reportages et d’essais révélant notre malaise collectif, individuel, civilisationnel. Comment, d’ailleurs, interpréter notre obsession pour le bonheur autrement que par un terrible constat d’échec quant à notre habileté à l’atteindre?

La question s’impose donc: et si notre problème n’était qu’une simple question d’attentes trop grandes? Et si nous le désirions tellement, ce bonheur, si nous l’attendions avec tellement d’impatience que lorsqu’il se présentait à nous, nous ne pouvions faire autrement qu’être déçus, tel un enfant qui aurait souhaité un poney pour Noël mais se retrouverait devant un dictionnaire?

Ou peut-être que nous ne cherchons juste pas à la bonne place? Voilà qui serait fâchant. Imaginez le scandale si, contre toute attente, le bonheur ne se trouvait pas dans une plus grosse télé ou de meilleures érections… Il faudrait exiger un remboursement, ou quelque chose.


Nicolas Langelier

Paru dans La Presse, vendredi 29 février 2008

4e round

Toujours vivant, je retombe sur mes bottes, les pieds dans la garnotte... Mordecai nous a quitté ce matin: La Logeuse sera donc de la grande finale, demain.

La quatrième discussion s'écoute ici.

3e round

Bonjour Détresse: Gabrielle Roy mord la poussière (vous savez, comme la poussière de l'Ouest canadien, celle des prairies ondoyantes avec leur ciel infini, ce ciel si haut?).

Et demain? Sophie Faucher veut ma peau, c'est certain. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot.

La troisième discussion s'écoute ici.

Rappel :: 5 à 7 de l'AJIQ, ce soir

Pigistes, venez nous voir ce soir, au Café de la Cinémathèque. Tous les détails ici.

2e round

Alors que Jacques Godbout est le premier à tomber au combat, l'alliance Sophie Faucher-Bernard Landry se concrétise...

Toujours aucune menace contre La Logeuse. On aime ça comme ça.

La deuxième discussion s'écoute ici.

1er round

Début en douceur pour le Combat des livres, alors que les participants ont plus envie de parler de leur livre que de s'attaquer à celui des autres. Et puis on a si peu de temps; je n'ai même pas le temps de raconter l'histoire de La Logeuse. Je me reprendrai demain.

Tous les joueurs ont gardé leurs cartes près d'eux. À part peut-être Bernard Landry, qui a clairement signifié sa préférence pour Gabrielle Roy. Appelons ça l'axe Sophie-Bernie, ou les Liens sacrés du Sang canadien-français. Il faudra y voir dès demain.

De mon côté, sans doute inspiré par l'hommage à Bob Gainey en fin de semaine, je la joue profil bas. Rien ne sert de se faire des ennemis tout de suite.

La première discussion s'écoute ici.

Stratégies

P45_220208L'équipe de P45, aussi attentionnée que rusée, a préparé dans mon dos virtuel une liste de stratégies imbattables pour m'aider à remporter le Combat des livres, qui s'amorce lundi.

Bien sûr, je n'aurai pas vraiment besoin d'user de stratégies: c'est à la seule force de mon livre et de mes arguments que je remporterai la bataille (ou me ferai éliminer le premier jour, je n'ai pas encore décidé).

N'empêche que bon, ça peut toujours servir... Cette idée de guerre bactériologique (stratégie 12), par exemple, n'est pas mauvaise. Si c'était bon pour Saddam, pourquoi pas pour moi? Mais pas question que je fasse de jeux de mots (stratégie 11), par exemple: il y a des limites aux tactiques déloyales.

Dix mille choses qui sont vraies

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C’est souvent fastidieux, de devoir manger plusieurs repas par jours

La métaphore est éculée, mais elle demeure utile: notre corps est une machine, et plusieurs fois par jour cette machine doit être alimentée en carburant, à défaut de quoi c’est la panne.

Bien sûr, cette nécessité a ses charmes. Si on est le moindrement hédoniste, ce besoin permanent de manger représente (à condition qu’on en ait les moyens, il va sans dire) autant d’occasions de se faire plaisir et de passer du bon temps. La vie serait certainement plus triste, sans les délices de la nourriture.

Seulement voilà, peut-être aussi souvent qu’elle est une joie, la nourriture est aussi une corvée. Que ce soit pour la préparer, la payer ou tout simplement l’avaler, elle monopolise beaucoup de temps et d’énergie que nous pourrions consacrer à autre chose. Il y a donc une lassitude qui nous envahit parfois, à l’idée d’avoir à répéter encore une fois les mêmes gestes: réfléchir à ce qu’on veut manger, faire les courses, la préparation, manger, puis nettoyer tout ça, les chaudrons, la vaisselle, la graisse sur la cuisinière, les pelures de carottes par terre, la maudite petite peau collante logée dans le presse-ail. Et il faudra tout recommencer demain, et après-demain, et après-après-demain, jusqu’au jour de notre mort, ou en tout cas celui où nous serons suffisamment intubés pour être libérés de cette obligation.

Alors il y des jours où tout cela nous semble particulièrement pesant. Peut-être parce qu’on est fatigué, ou en vacances, ou en camping, et qu’à ce moment-là, on souhaiterait que notre machine corporelle soit munie d’une batterie autochargeante, ou d’un panneau solaire qui nous permettrait de nous passer de nourriture pendant quelques heures ou quelques jours. Oui, un organisme hybride nourriture-soleil, ou nourriture-eau, ou nourriture-musique: la planète ne s’en porterait que mieux, et nous aurions ainsi beaucoup plus de temps à consacrer aux choses importantes, comme lutter contre les inégalités sociales ou regarder des émissions de cuisine à la télé.

Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 22 février 2008

Déjà hâte

The director Sam Mendes is to turn his hand to comedy: he has signed up to direct the provisionally titled This Must Be the Place, a light-hearted movie about a couple on a road trip around America in search of a new home (...). The American author Dave Eggers, best known for his hit novel A Heartbreaking Work of Staggering Genius, has written the script, together with his wife, the writer Vendela Vida.

Lien: Dave Eggers' comedy brings a ray of sunshine into Sam Mendes' life.

QUELQUES TEXTES, CHRONIQUES ET CHOSES DIVERSES

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