Si vous aviez payé 300$ pour un grille-pain, disons, et qu’au bout d’un an votre grille-pain se brisait et n’était pas réparable, ou qu’il en coûtait un autre 300$ pour le remettre en état de marche, vous seriez en beau maudit. Vous écririez au fabricant, vous vous plaindriez à l’Office de la protection du consommateur, vous demanderiez à l’équipe de La Facture de venir tourner votre rage et votre désespoir. Bref, vous n’accepteriez pas les bras croisés de vous être fait vendre un produit aussi médiocre que trop cher.
Pourquoi, alors, sommes-nous si conciliants quand la même chose se produit avec notre iPod, ou notre téléphone cellulaire, ou notre ordinateur de poche? Parce que ce sont des articles électroniques? Parce que de toute façon nous avions envie d’acheter le modèle plus récent? Parce que «c’est comme ça, c’est tout»? Il est difficile de comprendre la docilité avec laquelle nous acceptons les odieux stratagèmes des manufacturiers.
Parce que tout ça est prévu, bien sûr : les fabricants inscrivent sciemment une durée de vie limitée à leurs produits, afin que nous soyons obligés d’en acheter un nouveau au bout d’un an, ou deux, ou trois. On s’appelle ça l’obsolescence programmée, et nous sommes bien conscients qu’on se moque de nous.
Mais, malgré notre colère, malgré le gaspillage d’argent, malgré l’environnement, nous allons en acheter un autre. Parce que nous avons besoin d’un téléphone – ou croyons en avoir besoin, ce qui revient au même – et parce que la vie sans iPod, ça semble subitement un peu plus triste. Et puis, qu’est-ce qu’on peut bien faire d’autre: en fabriquer un nous même? Revenir à notre baladeur à cassettes et nos films 24 poses? Déclencher une révolution juridico-commerciale? Continuer tranquillement à se faire avoir est toujours la solution la moins fatigante.
Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 25 janvier 2008






C'est bien le seul moment où les garanties prolongées sont utiles. Lorsque le produit en question ne fonctionne plus, la plupart du temps, il est discontinué. Lorsque je le retourne au magasin, ils m'offrent un produit de valeur équivalente. En gros, j'avais payé un lecteur mp3 à un certain prix, il était discontinué et j'ai eu un Ipod avec un plus gros disque dur parce que son prix avait diminué jusqu'à atteindre le prix que j'avais payé pour mon ancien mp3.
Rédigé par : Olivier Morneau | 25 janvier 2008 à 12:15
J'ai du mal à compter le nombre de caméras numériques qui mon laissé tombée. Tandis que ma vieille Pentax achetée usagée fonctionnait très bien des années plus tard, quand je l'ai perdue.
Je n'ai pas confiance au zoom des caméras numériques. J'ai l'impression qu'ils sont conçus pour bousiller l'appareil.
Rédigé par : Véro.b | 25 janvier 2008 à 16:57
Trop vrai, cet article.
@ Olivier Morneau : En fait, il a été démontré à la Facture (entre autres) qu'il n'est JAMAIS nécessaire d'acheter une garantie prolongée puisque les lois québécoises et canadiennes nous protègent déjà et même mieux que les garanties prolongées. Ces garanties sont INUTILES et ne servent qu'aux magasins pour faire de l'argent facile sur quelque chose qui existe déjà.
Rédigé par : Noisette Sociale | 25 janvier 2008 à 17:01
J'ai la mauvaise habitude de me relire trop tard!
«mon laissé tombée»
Est-ce que ç'aurait pu être plus gênant?
Rédigé par : Véro.b | 25 janvier 2008 à 17:11
Dans notre société basée sur la croissance économique et sur la consommation, c'est vrai qu'on accepte trop facilement que notre 'vieux modèle' brise, ce qui nous donne une bonne raison pour se procurer le nouveau modèle qui vient justement de sortir.
C'est dans ce genre de situation qu'il faut se rappeler que: ''Acheter, c'est voter!'' comme dirait Laure Waridel.
Rédigé par : atomicjonas | 26 janvier 2008 à 18:12
Pour ce qui est des garanties prolongées, non seulement elles sont inutiles, mais même lorsqu'on essaie de les faire honorer, c'est souvent assez compliqué. J'ai dû me rendre aux Petites créances avec Future Shop pour qu'ils acceptent d'honorer la garantie de 150$ que j'vais prise sur ma caméra numérique morte après un an et demi d'utilisation.
Rédigé par : Mathieu Poirier | 28 janvier 2008 à 10:03
Ça ne peut tomber plus à point! Mon iPod est mort aujourd'hui, un an et un mois après l'achat! (pour Noël 2006) Et ce n'est pas parce que je l'ai surutilisé, je ne m'en sers que l'hiver, donc 6-7 mois d'utilisation si je suis généreuse. Ça, c'est sans compter que les écouteurs sont morts après 2 mois d'utilisation seulement. Le problème, c'est que je ne veux pas en acheter un autre, le dernier modèle et ses 80 000 G de mémoire, je m'en fous. Je ne suis pas consommatrice et j'avais bon espoir de faire plusieurs années avec la petite bête.
Micro-Boutique et moi, ce sera un combat difficile.
Rédigé par : Geneviève | 29 janvier 2008 à 09:13
Je la trouve toute belle la garantie legale dans la theorie. En pratique j'aimerais savoir que c'est ca donne.
Ton Ipod de 2 ans brise. Tu perds une demi-journée d'ouvrage pour te defendre. Le juge te donne raison. tu recois quoi? un gros $25, une reparation qui te fera ravoir ton truc dans une dizaine de semaine?
Rédigé par : titi | 29 janvier 2008 à 15:54