À PROPOS DE
NICOLAS LANGELIER

Mes projets

Compteurs




« octobre 2007 | Accueil | décembre 2007 »

novembre 2007

La CPVI du vendredi

Ok, 15h55, temps d'accorder un prix spécial à la chose qui m'a fait le plus rire, en ce petit vendredi neigeux: Heureux d’un algorithme qui me chauffe la couenne, un texte de Rappaz et XKR dans l'édition d'aujourd'hui de P45. Et ce n'est pas juste parce que c'est illustré par une photo de moi où j'ai l'air con.

Mention spéciale, dans le genre vitriolique bien tourné, à un Christian Mistral inspiré. Points bonis pour l'utilisation efficace du terme «anguille humaine».

Rappel :: ce soir

C'est le 5 à 7 de Noël de l'Association des journalistes indépendants du Québec, au Réservoir (9, Duluth est). Tout le monde est bienvenu, membre ou non. Plusieurs prix à gagner, dont une adhésion annuelle pour un non-membre!

Et d'habitude ça finit tard, alors ne vous laissez pas tromper par le 7 dans «5 à 7».

Il y a un événement Facebook, si vous voulez voir qui a confirmé sa charismatique présence.

Zinc spécial blogues

Revuezinc
La dernière édition de Zinc, la très bonne revue portée à bout de bras par Mélanie Vincelette, est consacrée aux blogues. J'y signe un texte, tout comme Christian Mistral, Pierre-Léon Lalonde, Anne Archet, Fanny Ardente/Stéphanie Neveu et plusieurs autres.

Paul Piché, sociologue

45953

Le temps maussade vous déprime? Faites-vous plaisir en écoutant Paul Piché parler de sa formule algébrique expliquant notre évolution sociale des 60 dernières années, et des années à venir (ça marche jusqu'en 2015, apparemment). Tendances, guerres, cycles économiques: la formule expliquerait tout.

Et qu'est-ce qui nous arrivera d'ici 2015, selon Piché? «Plus ça va, plus l'équilibre est atteint». Ça dépend pour qui, on dirait.

Via P45.

Prochain 5@7 de l'AJIQ: 28 novembre

La neige de ce matin vous donne des envies de party de Noël, de cadeaux et de lutins? LJa tombe bien: mercredi prochain, c'est le 5 à 7 «spécial Noël» de l'Association des journalistes indépendants du Québec. Bon, pour les lutins, ça reste à confirmer, mais pour le reste, c'est bien vrai: animations, jeux, tirages de prix des plus intéressants (dont, pour les non-membres répondant aux critères d'admissibilité, le tirage d'une adhésion annuelle à  l'AJIQ). Pigistes en tous genres, que vous soyez membre ou non, venez faire un tour au Réservoir pour votre premier party de Noël de l'année. Les membres du conseil d'administration vont être là  pour vous accueillir.

Flyer5a71107_2


Bourse AJIQ-Le Devoir 2008

Logoajiqcoul_2Un stage rémunéré de quatre semaines au quotidien Le Devoir, ça vous tente? Devenez membre de l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) et inscrivez-vous à l'édition 2008 de la bourse AJIQ-Le Devoir.

Pour la quatrième année consécutive, l'AJIQ et le Le Devoir offrent un stage de quatre semaines au Devoir. Ce stage, rémunéré 2000 $, permettra à un(e) membre de l'AJIQ de se frotter de près à la réalité du travail dans un quotidien, de peaufiner ses connaissances journalistiques, d'approfondir la couverture de secteurs d'actualité et de développer son réseau de contact. La date limite d'inscription est le 14 décembre. Cette année, le jury est présidé par Stanley Péan.

Vous pouvez envoyer votre formulaire d'adhésion en même temps que votre candidature pour la bourse. Tous les détails sont ici. N'hésitez pas...

Dix mille choses qui sont vraies

9 910

Certains chauffeurs de taxi ont vraiment beaucoup de choses à raconter au téléphone

Laissons de côté, si vous le permettez, le fait que cette habitude qu’ont de plus en plus de chauffeurs de taxi de parler au téléphone pendant votre course est détestable et impolie, sans parler de son évidente dangerosité – oui, laissons cela de côté quelques instants, et émerveillons-nous plutôt de l’incroyable loquacité de ces chauffeurs. Je veux dire, wow. Quelle phénoménale propension à la conversation téléphonique. De toute évidence, on a ici affaire à des gens affamés de discussions animées et d’échanges de haut niveau, des gens pour qui une journée de travail représente autant d’heures d’entretiens stimulants potentiels, un long dialogue interrompu seulement par quelques rares mots échangés avec les clients, parce qu’il faut bien dire merci, quand même. En fait, pas vraiment, non. Pourquoi même reconnaître notre présence, vulgaires clients pressés tout juste bon à discuter de météo, quand on a accès à un nombre illimité de fins causeurs au bout du fil? Nous ne faisons juste pas le poids, avec nos «Pas chaud, hein?». Ce serait comme essayer d’intéresser Paul Bocuse avec un restant de Kraft Dinner froid.

Malheureusement, nos connaissances linguistiques limitées ne nous permettent pas toujours de saisir le sens exact de ces conversations. De quoi y est-il question?, nous demandons-nous en regardant distraitement la ville défiler à travers la glace. De politique, de sport, de philosophie, d’amour perdu? D’un mélange de tout ça, peut-être? Difficile à dire, mais ça semble passionnant.

Il ne faudrait juste pas que toute cette verve empêche de voir le cycliste qui… ouf… et le piéton qui… hiiii, c’était proche. De toute évidence, les gens des Lumières avaient compris quelque chose, en tenant leurs discussions dans des salons, plutôt que dans des Toyota Camry en marche.

Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 16 novembre 2007

Dix mille choses qui sont vraies

9 911

Nous devons constamment réprimer une puissante envie de dire aux autres ce qu’ils devraient faire

C’est un fait: si tout le monde nous écoutait, les choses iraient beaucoup mieux. La Terre, de manière générale, serait une planète mieux organisée, plus juste, moins prédisposée aux souffrances de toutes sortes. Parce que nous savons, nous. Nous savons comment notre amie pourrait régler ses problèmes amoureux; ce que notre frère devrait décider, par rapport à son questionnement professionnel; quels gestes notre patron devrait poser pour améliorer radicalement la productivité de l’entreprise; de quelle façon nos impôts pourraient être mieux utilisés; comment notre tendre moitié pourrait remplir le lave-vaisselle de manière beaucoup plus efficace.

Malheureusement, nous ne pouvons pas à tout bout de champ gratifier l’humanité de notre jugement parfait. Vivre et laisser vivre, comme on dit. Et puis il est important que les gens apprennent de leurs erreurs, quand même. Alors nous faisons notre gros possible pour garder nos suggestions pour nous, en nous mordant la langue s’il le faut, et nous tentons par tous les moyens de devenir cette personne sage et recherchée qui ne donne son avis que lorsqu’on lui demande.

Mais très souvent, malgré tous nos efforts, nous n’y arrivons pas, et nous nous retrouvons à prodiguer des conseils aussi excellents que non sollicités. Contre toute attente, le résultat n’est cependant pas toujours des plus heureux. Parce que si tout le monde a envie de dire aux autres ce qu’ils devraient faire, personne n’aime se faire dire quoi faire.

La grande ironie dans tout ça étant bien sûr que, alors que nous savons si bien ce que les autres devraient faire, nous avons généralement un mal fou à décider ce que nous devrions faire, nous. Mais ça, c’est probablement une autre histoire.

Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 9 novembre 2007

26e radiothon de CIBL

Logo

Les médias communautaires jouent un rôle essentiel, dans une société. Plus que jamais, même, à une époque où les médias grand public semblent de plus en plus délaisser les enjeux importants au profit de la panique morale du jour (vote voilé, réforme scolaire, jeunes chauffards tueurs d'enfants et hockeyeurs non francophones, pour ne nommer que quelques exemples désespérants du moment).

À Montréal, CIBL tient ce rôle fondamental depuis plus de 25 ans. Mais pour cela, il faut de l'argent, évidemment. Surtout que la station caresse le rêve de quitter ses vétustes locaux du boulevard Pie-IX. Et comme c'est aujourd'hui que s'amorce leur radiothon annuel, pourquoi ne pas en profiter pour leur envoyer un petit 20$? Voyez ça comme votre contribution à la lutte contre la cédrikaïfication des médias québécois...

Je participe aujourd'hui à une table-ronde dans une édition radiothon du 4 à 6, en compagnie de Catherine Perrin de Radio-Canada et Sylvain Cormier du Devoir. Le sujet: le travail des journalistes culturels, et l’importance de la diversité des voix médiatiques. C'est à 16h, au 101,5 fm.

Dix mille choses qui sont vraies

9 912

Toutes ces photos de gens souriants finissent par tomber sur les nerfs

Jadis, la photographie était une affaire plutôt compliquée. Il fallait un appareil, d’abord, et un film à la sensibilité appropriée. On devait ensuite ajuster toutes sortes de choses – exposition, focale, blabla – avant d’appuyer sur le déclencheur, refaire la même chose une vingtaine de fois pour terminer le film, et finalement marcher jusqu’à la pharmacie, faire des choix ennuyants (avec ou sans bordure, mat ou glacé, etc.), revenir chez soi, attendre patiemment pendant des jours, retourner à la pharmacie et payer un montant appréciable, pour à la fin réaliser que la moitié des photos étaient ratées. Mais ce n’était pas bien grave, parce que de toute façon on les rangeait au fond d’un garde-robe et personne ne les voyait jamais plus avant notre décès, auquel cas nos héritiers passaient quelques minutes à les regarder avec émotion, avant de jeter la plupart à la poubelle et de mettre le reste au fond de leur propre garde-robe, où elles resteraient oubliées jusqu’à ce qu’ils meurent à leur tour, et que leurs héritiers… Bref, une infinie boucle d’inutilité imagière.

Mais la technologie numérique est apparue, et tout a changé. Plus besoin de film. Plus besoin de développement. Même plus besoin d’appareil. Et nous prenons donc énormément de photos, ce qui fait encore plus de dents exposées. Jumelé à l’autre grande révolution, l’apparition de toutes ces plateformes pour partager nos photos avec le reste de la planète, on ne peut plus aller nulle part sur Internet sans tomber sur beaucoup trop de gens beaucoup trop souriants.

Et à la longue, ça finit un peu par taper sur les nerfs. Difficile de dire pourquoi, exactement. Peut-être parce qu’on sait qu’un sourire photographique est presque toujours forcé. Ou qu’on est conscient qu’il n’y a rien de si drôle, dans la vie, et qu’il y même énormément de raisons de ne pas sourire, et que toute cette jovialité a donc quelque chose de déplacé. Peut-être aussi que nous sommes juste des rabat-joie. Quoi qu'il en soit, on finit par se dire qu’un peu de morosité ne nous ferait pas de tort.

Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 2 novembre 2007

QUELQUES TEXTES, CHRONIQUES ET CHOSES DIVERSES

  • Un aperçu de mes contributions récentes à des journaux, magazines, sites web, émissions radiophoniques et autres.

Chroniques télé

Critiques

Irrepressible.info





  • Net Neutrality Canada - Neutrality.ca