Couvertures
Voici officiellement à quoi ressembleront mes deux livres qui seront lancés le mois prochain. Plus de détails à venir.
Quelque part au début du XXIe siècle + Dix mille choses qui sont vraies, Tome I (Éditions Les 400 coups)
Voici officiellement à quoi ressembleront mes deux livres qui seront lancés le mois prochain. Plus de détails à venir.
Quelque part au début du XXIe siècle + Dix mille choses qui sont vraies, Tome I (Éditions Les 400 coups)
L'auteur et essayiste américain David Foster Wallace a été trouvé mort en fin de semaine. Suicide. Il avait 46 ans.
And the so-called real world will not discourage you from operating on your default settings, because the so-called real world of men and money and power hums merrily along in a pool of fear and anger and frustration and craving and worship of self. Our own present culture has harnessed these forces in ways that have yielded extraordinary wealth and comfort and personal freedom. The freedom all to be lords of our tiny skull-sized kingdoms, alone at the center of all creation. This kind of freedom has much to recommend it. But of course there are all different kinds of freedom, and the kind that is most precious you will not hear much talk about much in the great outside world of wanting and achieving and displaying. The really important kind of freedom involves attention and awareness and discipline, and being able truly to care about other people and to sacrifice for them over and over in myriad petty, unsexy ways every day.
That is real freedom. That is being educated, and understanding how to think. The alternative is unconsciousness, the default setting, the rat race, the constant gnawing sense of having had, and lost, some infinite thing.
Edit: Very Short List présente une entrevue donnée à Charlie Rose.
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Eh oui, contre toute attente, La Logeuse a remporté le Combat des livres 2008. Honnêtement, même si je jouais pour gagner, je n'étais pas convaincu des chances de mon livre méconnu d'un écrivain méconnu de battre des incontournables de notre littérature comme Gabrielle Roy, Jacques Godbout, Mordecai Richler et Marie-Claire Blais, d'autant plus qu'ils étaient défendus par des concurrents possédant une flamboyance rhétorique que je n'ai pas.
Mais bon, j'ai compensé en travaillant fort dans les coins et en donnant mon 110... Je suis d'abord et avant tout content pour l'auteur Éric Dupont et sa maison d'édition, Marchand de feuilles. Mon objectif premier était de mieux faire connaître le livre, et le Combat des livres aura servi à ça.
Merci à Sophie Faucher pour son appui in-extremis et à Anne Lagacé-Dowson, ainsi qu'à tous les lecteurs qui m'ont appuyé sur le site de l'émission.
La dernière discussion s'écoute ici.
Pffffff. Une bonne chose que ce soit fini, quand même.
Toujours vivant, je retombe sur mes bottes, les pieds dans la garnotte... Mordecai nous a quitté ce matin: La Logeuse sera donc de la grande finale, demain.
La quatrième discussion s'écoute ici.
Bonjour Détresse: Gabrielle Roy mord la poussière (vous savez, comme la poussière de l'Ouest canadien, celle des prairies ondoyantes avec leur ciel infini, ce ciel si haut?).
Et demain? Sophie Faucher veut ma peau, c'est certain. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot.
La troisième discussion s'écoute ici.
Alors que Jacques Godbout est le premier à tomber au combat, l'alliance Sophie Faucher-Bernard Landry se concrétise...
Toujours aucune menace contre La Logeuse. On aime ça comme ça.
La deuxième discussion s'écoute ici.
Début en douceur pour le Combat des livres, alors que les participants ont plus envie de parler de leur livre que de s'attaquer à celui des autres. Et puis on a si peu de temps; je n'ai même pas le temps de raconter l'histoire de La Logeuse. Je me reprendrai demain.
Tous les joueurs ont gardé leurs cartes près d'eux. À part peut-être Bernard Landry, qui a clairement signifié sa préférence pour Gabrielle Roy. Appelons ça l'axe Sophie-Bernie, ou les Liens sacrés du Sang canadien-français. Il faudra y voir dès demain.
De mon côté, sans doute inspiré par l'hommage à Bob Gainey en fin de semaine, je la joue profil bas. Rien ne sert de se faire des ennemis tout de suite.
La première discussion s'écoute ici.
L'équipe de P45, aussi attentionnée que rusée, a préparé dans mon dos virtuel une liste de stratégies imbattables pour m'aider à remporter le Combat des livres, qui s'amorce lundi.
Bien sûr, je n'aurai pas vraiment besoin d'user de stratégies: c'est à la seule force de mon livre et de mes arguments que je remporterai la bataille (ou me ferai éliminer le premier jour, je n'ai pas encore décidé).
N'empêche que bon, ça peut toujours servir... Cette idée de guerre bactériologique (stratégie 12), par exemple, n'est pas mauvaise. Si c'était bon pour Saddam, pourquoi pas pour moi? Mais pas question que je fasse de jeux de mots (stratégie 11), par exemple: il y a des limites aux tactiques déloyales.
On ne compte plus les études rapportant une baisse marquée des habitudes de lecture. D’innombrables commentateurs en ont fait le sujet de leurs chroniques, y voyant le signe annonciateur d’un effondrement intellectuel et moral de notre civilisation. Les gouvernements mettent sur pied des programmes pour contrer le phénomène, ou songent à le faire. C’est devenu un lieu commun: les gens lisent de moins en moins. Et si vous remplacez «gens» par «jeunes», vous avez là une Vérité Incontestable.
Tout cela est dramatique, bien sûr. Ou le serait, plutôt, si c’était vrai. Parce qu’en réalité, nous lisons plus que jamais. Nous lisons un peu moins de livres qu’il y a 20 ans, d’accord, et un peu moins de journaux et de magazines imprimés, mais ces baisses sont largement compensées par tout ce que nous lisons sur l’internet : articles journalistiques, blogues, courriels, entrées encyclopédiques, rapports, etc. Et c’est sans parler de nos téléphones, et des quotidiens gratuits, et de tout le reste. Nous passons nos journées à lire. Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, autant de gens n’ont lu autant (et autant écrit, inévitablement). Loin de marquer une crise de la lecture, ce début de 21e siècle s’avère plutôt son âge d’or.
C’est pour le moins paradoxal, donc, cette panique morale à propos d’un déclin de la lecture qui, dans les faits, n’existe pas. Paradoxal, mais pas étonnant––une preuve supplémentaire de notre propension collective à rechercher et à nourrir des angoisses à propos d’une fin imminente de la civilisation telle que nous l’avons connue jusqu’à maintenant. Il n’est pas inutile, ici, de rappeler qu’au 19e siècle, de nombreux médecins et «spécialistes» mettaient en garde la population contre les périls moraux et sociaux liés à la popularité grandissante de la lecture…
Nicolas Langelier
Paru dans La Presse, vendredi 15 février 2008