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    • Nicolas

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    Mimonette

    Récemment, je demandais à un étudiant finissant en journalisme à l'Université Laval si le journalisme et Internet était abordé dans sa formation. Sa réponse a été assez déprimante. Imaginez un garagiste qui ne connaitrait que la mécanique des années 1960...

    Pascal Lapointe

    Je me demande si une partie de ton malaise ne vient pas du fait que toi non plus, tu ne sais pas quelles devraient être les pistes à prioriser pour améliorer le journalisme du futur. Personne ne le sait, sans quoi nous serions tous ralliés derrière une barrière commune. Se retrousser les manches veut dire s'approprier les nouveaux outils mais aussi se battre pour une information moins superficielle, des pigistes mieux payés, un statut pour les journalistes, et plus encore... Des gens, comme toi, se retroussent d'ores et déjà les manches, chacun à leur façon dans leur média ou leur milieu, mais ils sont généralement dispersés, atomisés... La difficulté est de rassembler ces gens qui sont déjà les plus actifs, afin de les convaincre de parler d'une voix plus forte, en vue d'un objectif qui soit précis, concret, tangible.

    Nicolas Langelier

    @Mimonette: je ne sais pas si c'est nécessairement la responsabilité des écoles d'enseigner les derniers développements technologiques... Ceux-ci se produisent si rapidement que les cours ne pourront jamais être totalement à la fine pointe de ces changements. Cela dit, la formation des journalistes au Québec mérite sans aucun doute une modernisation et, de façon générale, une amélioration. En ce sens, j'ai été content d'apprendre, en rencontrant Dominique Payette cette semaine, que son Groupe de travail se penchera sur cette question.

    @Pascal: ce que j'essayais entre autres de dire, c'est que nous semblons avoir deux réactions possibles à ce qui se passe en ce moment: baisser les bras, ou au contraire chercher à faire quelque chose au niveau collectif (par exemple en demandant au gouvernement de financer la production d'information). Ce qui manque, à mon sens, c'est une attitude qui se situerait entre ces 2 pôles: un esprit entrepreneurial, le désir de tenter des expériences à petite échelle, l'envie de se lancer dans notre propre aventure journalistique. Si on attend que tout le monde embarque avant de faire des choses, il sera peut-être trop tard...

    Pascal Lapointe

    une attitude qui se situerait entre ces 2 pôles: un esprit entrepreneurial, le désir de tenter des expériences à petite échelle, l'envie de se lancer dans notre propre aventure journalistique.


    Mais de telles expériences à petite échelle, il en existe déjà. P45, Québec89... Et bien des médias moins connus, dont le mien, mènent les leurs aussi, généralement sous les écrans radars des médias. Je soupçonne toutefois que ce n'est pas tout à fait de ça dont tu rêves.

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