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NICOLAS LANGELIER

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Omnikrom, suite et fin

Bon, bon, bon. S’agit que je m’en aille quelques jours au soleil pour que les épidémies déciment la population montréalaise, que le Canadien se mette à perdre et que je me fasse traiter de sans ami sur les forums de discussion. Ça m’apprendra, à prendre des vacances.

En écrivant mon petit essai sur Omnikrom, je me doutais bien qu’il ferait réagir. C’était d’ailleurs l’objectif premier: briser l’étrange unanimité qui s’était développée autour du groupe, depuis un an. Poser des questions. Lancer un certain débat (même si, entendons-nous, on ne parle ici que de musique, rien de très important en soi, du moins comparé, disons, au réchauffement de la planète ou à l’érosion grave et constante de nos libertés individuelles, depuis le 11-septembre). Et débat il y a eu, ici, et , et , et , et , et ailleurs encore. Beaucoup de gens m’ont aussi écrit personnellement, certains pour me dire qu’ils étaient d’accord avec moi, d’autres pour me dire que je n’avais rien compris, la plupart pour apporter un point de vue que je qualifierais «de compromis» (essentiellement: oui, les paroles sont connes, mais les beats sont bons). On a discuté de postmodernisme et de la véritable nature de l’ironie, dans la perspective de la culture de masse. Je me suis fait traiter de toutes sortes de choses: de fiente, de hipster, d'anti-hipster, d'amateur de rock. Olivier Lalande s’offre pour lancer une pétition pour que je cesse d’écrire sur la musique (heureusement, connaissant Olivier, il me reste sans doute un peu de temps avant le dépôt de ladite pétition). Et, signe des temps, une de mes ex en a profité pour révéler sur son blogue qu’elle n’était aucunement surprise de mon habileté à écrire des textes aussi gratuits, dans une entrée qui ne sentait pas du tout du tout la vieille rancœur.

Bref, mission accomplie. Je suggère maintenant que nous closions la discussion pour, mettons, trois ans. Comme Patrick Bruel, donnons-nous rendez-vous, même heure, même pomme, et regardons tout ça, avec le recul, en sirotant une bière, ou le quelconque apéro que les gens boiront, dans le futur.

Je m’éloigne un peu du sujet de l’essai (qui, ça vaut sans doute la peine de le rappeler, était l’aspect un peu vomitif de l’engouement des hipsters pour Omnikrom), mais je me souviens très bien du débat qui avait entouré le premier album des Beastie Boys. D’un côté, il y avait ceux qui qualifiaient leur musique de puérile et vide de sens, et de l’autre côté, ceux qui tripaient. J’étais de ceux qui tripaient, parce que j’avais 13 ans, et qu’à 13 ans, un album qui parle de filles, de bière et de party est un cadeau de la vie, et qu'on se fout bien des analyses pseudosongées de journalistes prétentieux dépourvus d'amis.

Omnikrom ont-ils en eux la capacité de faire des Beastie Boys d’eux-mêmes, de transcender la vacuité de leurs débuts, de s'élever, de grandir et devenir des musiciens accomplis, capables de toucher à la fois nos jambes, notre coeur et notre âme? Je leur souhaite, au fond. Et je jure ici solennellement que si je me suis trompé, je servirai de valet à Olivier Lalande pendant une semaine entière. Et s'il le faut, promis, je lirai même la section tendances du Nightlife.

Commentaires

Welcome back to the frette.

Un mot pour simplement partager qu'a 13 ans je trippais sur Boy george et micheal Jackson... D'ailleur j'ai un rêve tres intéressant sur ce dernier; J'étais dans une.... AH ouin... Laisse faire:)

Entk... ca donne ce que ca donne les idoles de jeunesse! Tant qu'a moi les Beattles ont chantés des niaiseries presque toute leurs carrieres alors!

Ha ha, la section tendances du NL, ça c'est de la punition!

C'est qui ton ex?

Tu devrais peut-être changer ton prénom pour Jeeves maintenant?

(une très subtile ici...)

Avoir des lecteurs dont la subtilité frôle l'incompréhensibilité est l'une de mes plus grandes fiertés, dans la vie.

Bien retourné, vous êtes toujours très agréable a lire monsieur Langelier.

Belle conclusion...ouf merci.

"Shake your rump" astheure

Merci, ça fait du bien... Tout le hoopla autour d'Omnikrom me fait penser au «phénomène» Numéro#, d'ailleurs... Pas surprenant qu'ils collaborent...

Wouaha!
Nicolas, si ça ne me surprend pas que tu aies écris cet article avec ce ton, ça n'a rien a voir avec la rancoeur... tu suranalyses mes mots.

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