Pour un pigiste, il est toujours un peu compliqué de déterminer le taux horaire que l'on doit maintenir, pour atteindre nos objectifs. Dans un billet, Patrick nous présente son intéressante méthode pour calculer le taux horaire qu'il doit demander à ses clients. Vous irez lire le billet en question pour les détails, mais voici le résumé en français:
1. Déterminez le salaire annuel que vous désirez faire;
2. Ajoutez à ça les dépenses reliées à vos activités;
3. Divisez ce montant par le nombre de semaines que vous désirez travailler durant l'année;
4. Divisez ce nombre par 24 (le nombre d'heures que vous pouvez raisonnablement espérer facturer dans une semaine); cela vous donne le taux horaire que vous devez faire pour atteindre vos objectifs.
Concrètement: disons que vous voulez faire 40 000$ (plus 10 000$ de dépenses annuelles), et travailler 45 semaines durant l'année. On divise donc 50 000$ (40 000 + 10 000) par 45, puis par 24. Résultat: 46$/heure.
Cette méthode est valable même si, journaliste, vous n'êtes pas payé à l'heure, mais au feuillet. Selon ce calcul, un texte qui vous prend 5 heures à écrire devrait donc rapporter au moins 230$ (5h x 46$). Ou encore, si un feuillet vous prend en moyenne deux heures à écrire (incluant la recherche, les corrections, etc.), vous ne pouvez demander moins de 92$ par feuillet (46$ x 2h). Ce qui, soit dit en passant, correspond parfaitement au tarif minimum de 100$/feuillet revendiqué par l'AJIQ...






B'jour Nicolas, méchant bon billet.
Tarif minimum très, très, très acceptable pour les pigistes, mais est-ce que les médias suivront?
Outre « En Route» (ça rime!), peu de publications offrent ce tarif. La rumeur veut même que Mir — l'éléphant blanc virtuel de Michel Brûlé — ait coulé en partie à cause de sa masse salariale trop élevée.
Rédigé par : Andre "Danger" Péloquin | 29 novembre 2006 à 18:11
Je dirais qu'en ce moment, environ la moitié des publications québécoises offrent déjà au moins 100$/feuillet. Elles ont compris que meilleurs tarifs = meilleure qualité... Voir, sur le site de l'AJIQ, la liste des tarifs compilée par Steve Proulx: http://www.ajiq.qc.ca/tarifs.xls
Il faut par ailleurs savoir que dans un quotidien moyen, par exemple, la rémunération des pigistes ne représente environ que 2% des coûts d'opération... Ce n'est pas ça qui fait la différence entre la survie et la faillite.
Rédigé par : Nicolas | 30 novembre 2006 à 08:12
Merci pour l'hyperlien. J'en suis joyeusement bouche bée!
Rédigé par : André "ah ben coudonc!" Péloquin | 30 novembre 2006 à 11:38
Je pense que c'est le minimum. effectivement. Mais le monde de l'édition étant ce qu'il est, est-ce que les chroniqueurs et journaliste de P 45 sont payé à ce montant? Je ne pense pas. Même si on le revendique si nous ne payons pas nos « bénévoles » à ce tarifs, alors à quoi bon!
Rédigé par : Un aquoiboniste! | 07 décembre 2006 à 12:39