Tout juste un mois avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi antitabac, certains propriétaires de bars et de restaurants mènent toujours un combat désespéré pour obtenir un assouplissement. Ils laissent planer la menace de fermetures, pertes d’emplois et autres catastrophes économiques en tous genres. La semaine dernière, le président de l'Union des tenanciers de bars du Québec a même fait valoir que «travailler dans un bar n'est pas plus dangereux que de bosser dans une mine», ce qui ne veut probablement rien dire. Étrangement, cependant, personne ne semble envisager la possibilité que la nouvelle loi, plutôt que de faire baisser la clientèle, la fasse plutôt croître, ce qui semble pourtant fort plausible, dans un monde où il y a plus de non-fumeurs que de fumeurs.
Pour éclairer une situation, rien de mieux que d’étudier les exemples étrangers. Tournons donc notre regard, si vous le voulez bien, vers l’Écosse, contrée de fumeurs et de buveurs s’il en est une, où est appliquée depuis peu une loi semblable à celle qui entrera en vigueur ici le 31 mai. Et tiens, tiens, le Scotsman rapportait justement cette semaine que, du moins dans le domaine du bingo, les craintes des tenanciers se sont avérées non fondées. Au contraire: la fréquentation des salles a même augmenté depuis qu’on y interdit de fumer. CQFD.
Bon, il y a bien le Sunday Post, de Dundee, qui rapportait les propos moins réjouissants d’une certaine Nancy Burke, 63 ans: «On ne peut pas demander aux gens âgés de fumer dans le froid et la pluie. Récemment, un homme est tombé raide mort, quand il est sorti fumer». Mais c’est bien connu: le froid et la pluie, ça va vous tuer, ces affaires-là.
Paru dans le cadre de la chronique Actuelités, La Presse, samedi 29 avril 2006






Moi je mange bien au St-Hubert qui a choisi d'appliquer la loi il y a de ça bien des lunes... miam miam.
Tiens... on dirait qu'ils en vendent quand même du poulet...
Rédigé par : brem | 29 avril 2006 à 01:48
Les tenanciers disent «travailler dans un bar n'est pas plus dangereux que de bosser dans une mine»?
Faudrait en parler avec les victimes de la bérylliose et de l'amiantose...
Rédigé par : Pascale | 29 avril 2006 à 10:47