Les files d’attente
«Notre société est chaotique, les gens ne reconnaissent pas les droits d’autrui. Si nous pouvons instaurer en eux le respect que nécessite une file d’attente, nous pourrons instaurer ici une certaine moralité.»
- Anwar Zboun, nouveau député du Hamas au conseil législatif palestinien, à propos des besoins moraux de ses concitoyens.
Paru dans le cadre de la chronique Actuelités, La Presse, samedi 25 février 2006





Bonjour, je comprend que ça semble drôle à lire comme ça mais moi, je me dis que le monsieur, il a tout compris. Je vis temporairement au Maroc depuis plus de deux ans et c'est une des premières chose qui m'a frappé. Là bas, ils n'ont pas la notion de file d'attente. Si vous allez à une banque, il n'y a pas de ligne, tout le monde est appuyé en tas contre le comptoir avec son livret bancaire à la main pour tenter d'être le prochain. Même chose à la poste, au dépanneur, partout. Dans un pays plus avancé économiquement comme au Maroc, ils commencent tranquillement à éduquer la population. C'est ainsi qu'ils ont commencé à instaurer des systèmes de numéros dans les salles d'attente. J'ai pu constater le progrès dans la dernière année depui que le système est en place mais je me dit que si c'est le cas au maroc, ça doit l'être aussi en Palestine.
Et pour moi, respecter une file d'attente, ça veut aussi dire respecter l'ordre, les autres devant nous et un paquet de petite chose dans la mentalité des gens. Ne pas bousculer, ne pas obtenir de choses par la force, savoir être patient..... Bravo à Monsieur Zboun pour cette réflexion.... même si elle a l'air très sympliste. J'imagine qu'il faut l'avoir vécu pour bien comprendre.
Rédigé par: Sam | 25 février 2006 à 08:07