
Pour ceux qui auraient envie de quelque chose de plus substantiel, après l'insupportable overkill des médias montréalais autour de la venue de U2 (pourquoi? Pourquoi une réaction aussi démesurée? U2 est un groupe rock correct, d'accord, mais un certain talent pour les chansons épiques et les riffs de guitare justifie-t-il tout ce tapage? C'est complètement disproportionné, comme couverture), si vous avez envie de quelque chose de plus substantiel, donc, et de moins désespérant quant au jugement et au sens des priorités de nos décideurs médiatiques, mettez la main sur le numéro en kiosque de Harper's, où on retrouve entre autres un fascinant essai sur Jésus, tel qu'on le découvre dans l'évangile de Thomas, qui avait été détruit par les premiers pères de l'Église. Pourquoi ont-ils tenté de le faire disparaître? Parce que le Jésus que nous présente Thomas est bien différent de celui de Paul, Jean ou Marc : un Jésus anti-autorité, qui ne fait pas de miracles, ne croit pas à un paradis céleste, ni dans les péchés et la dichotomie bien/mal, ne dédaigne pas les plaisirs charnels et dont la philosophie se rapproche beaucoup plus des religions orientales que du christianisme tel qu'on le pratique depuis 2000 ans. À noter: l'évangile de Thomas serait le premier à avoir été écrit, et donc le plus près de la réalité...





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