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La religion au Québec dans le Harvard Divinity Bulletin

Cover_sprsum09 Je n'aurais jamais imaginé que le premier magazine à me publier en anglais serait le Harvard Divinity Bulletin, le magazine produit par la faculté de théologie de l'Université Harvard. Mais bon, il y a des hasards comme ça, dans la vie. 

En fait, le hasard a été grandement aidé par D.Y. Béchard, qui signe l'article principal de ce numéro: Disobedient Ancestors, un essai sur la religion au Québec via l'histoire de son père, qui a quitté le Québec dans les années 1960. Mon texte, Life in a Godless Place, se voulait un complément à celui-ci, abordant l'état de la religion chez nous depuis la Révolution tranquille. 

For me, as for the vast majority of Quebecers of my generation (I was born in 1973), religion was an abstraction, something that happened to inhabitants of less modernly inclined countries, like Pakistan, say, or the United States.

Obviously, you can't expunge 350 years of Catholic fervor in the matter of a generation, and religion was still faintly visible, like a watermark: in the steeples that punctuate the Montréal skyline and the tin-roofed churches that dot the countryside; in our profanity that consists of strung-together religious terms such as tabernacle and ciborium; in our national literature, dramaturgy, and cinematography; in historical accounts, be they about politics or social issues or apparently unconnected subjects like colonization or botany; in the childhood stories of my parents, with their scary tales of convent life and boarding-school education. But religion had become a purely cultural factor, as much a part of my heritage as my eighteenth-century accent or my maple syrup habit, but without any actual connection to the modern world. The last churchgoing generation—that of my grandparents—was slowly disappearing.


La suite se lit ici, donc.

Le journalisme survivra

Note: ce texte est le premier paru dans le cadre de ma chronique Siècle no 21, dans l'édition de juin du magazine Le Trente.


Parfois, devant les veilles funèbres sur la tombe du journalisme chaque fois qu’une publication ferme ses portes, il m’arrive de me dire qu’on s’est mépris, quelque part au cours du dernier siècle et demi. On en est venu à confondre le journalisme et le journal papier.

Bien sûr, cette confusion est compréhensible dans la mesure où c’est ce format qui a donné naissance à l’épopée journalistique et que, depuis le début, il en a été la figure de proue, la manifestation à la fois la plus prestigieuse et la plus dynamique.

Mais l’erreur, en ce début de XXIe siècle, est de continuer à penser que journalisme = journaux (comme l’a fait récemment le chroniqueur de La Presse Hugo Dumas, par exemple, en présentant les problèmes actuels des journaux comme le signe annonciateur d’une société sans journalistes, dans un texte qui n’en était pas à une énormité près). Non, la fermeture évoquée du San Francisco Chronicle ou même du New York Times ne préfigure pas le début d’un temps nouveau dans lequel il faudra se passer de cette chose plutôt commode et socialement utile qu’est le journalisme. Ce qui est mort, ou sur le point de l’être, c’est avant tout un modèle d’affaires : celui qui fait reposer l’essentiel des revenus d’une entreprise médiatique sur ses ventes publicitaires. Celui qui fait, par exemple, que l’on peut recevoir quotidiennement La Presse à la maison pour moins de dix dollars par mois, et qu’à toute fin utile La Presse vous donne donc son contenu en échange d’une exposition aux publicités de ses clients.

Et sur Internet, bien sûr, c’est encore pire: on n’y exige même pas ces quelques dollars mensuels. Sans vouloir m’acharner sur La Presse, le quotidien a même décidé de pousser l’absurdité encore plus loin, en y offrant plusieurs textes la veille de leur parution papier! Quand on trouve gratuitement sur Internet les mêmes textes, et en primeur en plus, on se demande vraiment pourquoi les gens continueraient d’acheter leur journal.

Le problème, en ce moment, c’est que nous sommes au beau milieu de la révolution amorcée avec le développement d’Internet durant les années 90. Nous sommes dans l’entre-deux, dans une période d’essais/erreurs, de tentatives plus ou moins concluantes. Tout cela n’est déjà pas très joli, et s’annonce encore moins joli pour les années à venir : beaucoup d’autres quotidiens mourront, ainsi que des hebdomadaires et des magazines et des stations de télévision et de radio. Plein de gens talentueux perdront leur emploi et seront obligés de quitter à regret ce métier qu’ils aimaient tant. Comme l’écrivait récemment le penseur d’Internet Clay Shirky, « c’est à cela que ressemblent les vraies révolutions. Les vieilles structures sont brisées plus rapidement que les nouvelles sont mises en place. »

Mais, malgré la mort de ses institutions souvent centenaires, le journalisme survivra. Parce que notre désir d’informer et d’être informé restera, tout comme notre besoin collectif pour des chiens de garde capables de surveiller ceux qui nous dirigent, encaissent nos impôts, négocient l’achat de nos compteurs d’eau. Et parce que le journalisme n’est pas un format médiatique, mais un processus.

Au cours des prochaines années, le journalisme traversera une période trouble. Beaucoup de modèles seront essayés, cohabiteront, se feront une concurrence plus ou moins harmonieuse. Plusieurs se solderont par un échec. Mais certains, si tout va bien, produiront du journalisme d’une qualité telle que nous ne souhaiterons plus jamais revenir en arrière.

Dans le cadre de cette chronique, je m’attarderai à quelques-unes de ces expériences, dans l’espoir d’identifier lesquelles sont susceptibles de nous donner, au cours des décennies à venir, le journalisme dont nous avons besoin.

Chronique magazines chez Christiane Charette

MagazinesDernière chronique magazines de la saison chez Christiane Charette, ce matin. Au menu:

1. Magazine de la semaine: La Presse Affaires Magazine.  
Premier numéro de ce nouveau magazine inséré dans La Presse
 
2. Télérama, édition du 23 au 29 mai 2009: Pourquoi les séries télé américaines inspirent les écrivains français. 
 
3. Time Magazine: un portrait de Michelle Obama. 
 
4. New York Magazine, édition du 25 mai 2009: un portrait de la controversée responsable du transport à New York, qui s’apprête entre autres à fermer une bonne partie de Broadway à la circulation. 
 
5. Cerveau & Psycho: un dossier sur le sens du temps. 
 
6. Paris Match: interview d’Isabelle Adjani.

Ça s'écoute ici.

Chronique magazines à Christiane Charette

Magazines Nouvelle chronique magazines chez Christiane Charette, ce matin. Au menu:

-Vélo Mag, mai 2009: Québec - Montréal en vélo avec Alain Juppé et son épouse. 
 
-Madame Figaro, spécial Festival de Cannes avec Isabelle Huppert, présidente du jury  
 
-National Geographic, mai 2009: tous les détails sur la découverte récente d’un bébé mammouth presque parfaitement préservé, même si sa mort date de 40 000 ans. C’est la première fois qu’on découvre un mammouth en aussi excellent état. 
 
-Courrier International: Drogues, pourquoi la lutte contre le trafic est un échec.  
 
-Wired, « The strangest places on earth », les lieux sur terre avec les légendes les plus durables (triangle des Bermudes, la ville de Mexico, etc.). 
 
-Print, juin 2009: les nouvelles technologies comme le Kindle d’Amazon et le iPhone d’Apple modifient-elles vraiment notre façon de lire? Comment les designers entrevoient-ils l’avenir du livre?

Ça s'écoute ici.

La fête du journalisme indépendant

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À propos de la fermeture du Ici

090501_ici C'est pour le Ici que j'ai écrit mon premier texte rémunéré, en 1998, et j'y ai travaillé jusqu'en 2003.

Pour la plupart d'entre nous qui y avons travaillé très fort pour en faire le meilleur hebdo à Montréal, il y a un petit deuil à traverser, suite à l'annonce de sa mort subite, cette semaine. Et ce même si le Ici n'était plus l'ombre de lui-même depuis longtemps.

Chronique magazines à Christiane Charette

Magazines Nouvelle chronique magazines chez Christiane Charette, ce matin. Au menu:

Love, numéro printemps-été 2009: un nouveau joueur en kiosque. 
Philosophie magazine, avril 2009: Et si..., un dossier sur 17 penseurs qui inventent le futur. 
Le Nouvel Observateur: Les résultats d’un sondage intitulé « Dis-moi comment tu aimes et je te dirai qui tu es ». 
The New Yorker, numéro du 27 avril 2009: un essai sur Lady Gaga. 
The Walrus: un numéro sur les succès continus des livres Harlequin.

Ça s'écoute ici.

Une réflexion sur l'avenir de Facebook

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Depuis trois ans, je dois avoir lu des dizaines de textes à propos de Facebook. Peut-être même des centaines. Mais de tous ceux-là, le meilleur est peut-être cet essai de Vanessa Grigoriadis, dans le New York de la semaine dernière: Do You Own Facebook? Or Does Facebook Own You?  

Elle pose entre autres la question de l'avenir de Facebook. Suivra-t-il la trace de Friendster, MySpace et autres AOL vers l'extinction (ou à tout le moins la non-pertinence), ou réussira-t-il à s'imposer dans notre vie pour plusieurs années encore? Tout est une question de confiance, conclu la journaliste.

Deux extraits:

À propos de l'esprit communautaire que Facebook a réussi à créer:

Because on Facebook, people are doing things. Their “status updates” say they are at the Cardio Barre, or haggling over prices at the Range Rover dealership, or making soup from scratch at home; in fact, it seems to me that someone is always making soup. This information scrolled rapidly down my screen when I was staring at my computer at work, and maybe it wasn’t quite as fast as Twitter, but the people providing the information were twice as important to me. It formed a constant reminder that there was still a real world out there with real people walking around in it, even if they had chosen to leave that world for a moment to join me in the pretend, Facebook world. On Facebook, I didn’t have to talk to anyone, really, but I didn’t feel alone, and I mean “alone” in the existential use of the word; everyone on Facebook wished me well, which I know not to be the case in the real world; and, most important, there was nothing messy or untoward or unpleasant—the technology controlled human interaction, keeping everyone at a perfect distance, not too close and not too far away, in a zone where I rarely felt weird or lame or like I had said the wrong thing, the way one often feels in the real world. This is the promise of Facebook, the utopian hope for it: the triumph of fellowship; the rise of a unified consciousness; peace through superconnectivity, as rapid bits of information elevate us to the Buddha mind, or at least distract us from whatever problems are at hand. In a time of deep economic, political, and intergenerational despair, social cohesion is the only chance to save the day, and online social networks like Facebook are the best method available for reflecting—or perhaps inspiring—an aesthetic of unity. 


À propos de l'atmosphère Facebook, et de ce qui la distingue de ce qui a précédé sur Internet: 

This safe and happy community is very much a product of design. The old web, the frontier world of autonomy, anarchy, fantasies, and self-made porn, is being tamed. The flaming, snarky, commenter-board culture that dips in periodically to bang heads against the floor and foster self-hate among humanity’s ranks has been deemed not good for business. Facebook’s relentless emphasis on literal representation—the site maintains a “blacklist” of celebrity names to discourage impersonation and reserves the right to delete anyone who claims to be someone he is not, or who creates multiple accounts—turns out to be the weapon to quell the web’s chaos. Now online life is a series of Victorian drawing rooms, a well-tended garden where you bring your calling card and make polite conversation with those of your kind, a sanitized city on a hill where amity reigns, irony falls flat, and sarcasm is remarkably rare. We prepare our faces, then come and go, sharing little bits of data, like photos, haikus, snippets of conversations—the intellectual property that composes our lives.

Les pigistes à Vous êtes ici

Vei L'émission Vous êtes ici, de la Première chaîne de Radio-Canada, diffusait hier soir un reportage sur la vie des journalistes indépendants, pour lequel le reporter Louis Belzile m'a interviewé.


Ça s'écoute ici (12:48).

Chronique magazines chez Christiane Charette

Magazines Nouvelle chronique magazines chez Christiane Charette, ce matin. Au menu, un spécial magazines à potins...

Ça s'écoute ici.

Chronique magazines chez Christiane Charette

Magazines Nouvelle chronique magazines chez Christiane Charette, ce matin. Au menu: Maisonneuve, Scientic American Mind, Fast Company, Newsweek, Ovni et The New Yorker.

Ça s'écoute ici.

Une révolution vue de l'intérieur

«That is what real revolutions are like. The old stuff gets broken faster than the new stuff is put in its place. The importance of any given experiment isn’t apparent at the moment it appears; big changes stall, small changes spread. Even the revolutionaries can’t predict what will happen. Agreements on all sides that core institutions must be protected are rendered meaningless by the very people doing the agreeing. (Luther and the Church both insisted, for years, that whatever else happened, no one was talking about a schism.) Ancient social bargains, once disrupted, can neither be mended nor quickly replaced, since any such bargain takes decades to solidify.

And so it is today. When someone demands to know how we are going to replace newspapers, they are really demanding to be told that we are not living through a revolution. They are demanding to be told that old systems won’t break before new systems are in place. They are demanding to be told that ancient social bargains aren’t in peril, that core institutions will be spared, that new methods of spreading information will improve previous practice rather than upending it. They are demanding to be lied to. 

There are fewer and fewer people who can convincingly tell such a lie.»

Newspapers and Thinking the Unthinkable | Clay Shirky.

Chronique magazines chez Christiane Charette

Magazines Nouvelle chronique magazines chez Christiane Charette, ce matin. Au menu: Marianne, Mother Jones, Maclean's, Les Inrockuptibles, Conde Nast Port Folio et Utne Reader.

Mes articles:

Mother Jones, avril 2009: un dossier sur notre système agricole: comment le réparer.

Les Inrockuptibles, 10-16 mars: pourquoi les Américains ne lisent-ils pas de romans français?

Utne Reader, mars-avril2 009: un essai d'Alain de Botton sur l'art de la conversation.

Ça s'écoute ici.

Chronique magazines chez Christiane Charette

Magazines Nouvelle chronique magazines chez Christiane Charette, ce matin. Au menu: XXI, The Economist, L'Express, Le Nouvel observateur, Science & vie et GQ.

Ça s'écoute ici.

Consécration: P45 à Monsieur Showbizz

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QUELQUES TEXTES, CHRONIQUES ET CHOSES DIVERSES

  • Un aperçu de mes contributions récentes à des journaux, magazines, sites web, émissions radiophoniques et autres.

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